Au moins 23 personnes, dont trois enfants, ont été tuées lors de trois attaques distinctes menées mardi 21 avril dans les États de Borno et de Zamfara, selon des rapports de l’Organisation des Nations unies consultés par l’AFP.
Dans l’État de Borno, des combattants de Boko Haram ont mené un raid contre le village de Pubago, faisant 11 morts. L’attaque a également entraîné l’incendie d’une église, selon les sources sécuritaires.
Cette région reste l’épicentre de l’insurrection jihadiste qui dure depuis plus de 17 ans dans le nord-est du pays.
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Des attaques de «bandits» dans le nord-ouest
Parallèlement, dans l’État de Zamfara, des groupes criminels armés, appelés localement « bandits », ont attaqué les villages de Rumbuki et Nikai, dans la zone de Bukkuyum.
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À Rumbuki, des assaillants à moto ont tué neuf personnes et blessé plusieurs autres, tandis que des habitants sont toujours portés disparus. Dans le village voisin de Nikai, trois enfants ont été tués, portant le bilan total de ces attaques à 12 morts.
Une convergence inquiétante des menaces
Si ces groupes criminels agissent principalement pour des motivations financières, notamment à travers les enlèvements contre rançon, leur rapprochement progressif avec des organisations jihadistes suscite de vives inquiétudes.
Dans le nord-est, Boko Haram et État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) intensifient leurs offensives, ciblant à la fois des bases militaires et des populations civiles.
Une armée sous forte pression
Face à la multiplicité des fronts, insurrection jihadiste, criminalité armée et tensions séparatistes dans le sud-est, l’armée nigériane est fortement sollicitée. Des sources internes évoquent une fatigue croissante des troupes, ainsi que des insuffisances en équipements adaptés.
Dans ce contexte, la situation sécuritaire demeure particulièrement volatile, avec des populations civiles toujours exposées à des violences récurrentes dans plusieurs régions du pays.
Notre Afrik avec AFP