Le secteur éducatif malien fait face à de nouvelles tensions sociales, alors qu’un mouvement de grève pourrait perturber le calendrier scolaire déjà fragilisé par l’insécurité.
Les principaux syndicats de l’éducation ont déposé un préavis de grève de 72 heures, prévu du 13 au 15 mai. Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par des revendications persistantes liées à l’application partielle des accords signés avec l’État, ainsi qu’à des retards dans le paiement de certaines primes.
Des revendications multiples et des tensions sur la gestion du personnel
Les syndicats dénoncent également des dysfonctionnements dans la gestion administrative du personnel enseignant.
En ligne de mire, une décision récente du ministère de l’Éducation nationale imposant le redéploiement d’enseignants titulaires de licence professionnelle vers leurs structures d’origine, dans l’attente d’une réforme du système.
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Le dépôt de ce préavis ouvre toutefois une phase de négociation de quinze jours avec les autorités, laissant encore une marge pour éviter une paralysie des activités scolaires.
Un calendrier scolaire sous pression
Cette menace de grève intervient à un moment critique. Les premières épreuves du certificat d’aptitude professionnelle doivent débuter dès le 11 mai, suivies du diplôme d’études fondamentales en juin, puis du baccalauréat en fin de mois. Une perturbation des cours ou des examens pourrait ainsi affecter des milliers de candidats à travers le pays.
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Un système éducatif fragilisé par l’insécurité
Au-delà des tensions sociales, le système éducatif au Mali reste fortement impacté par la crise sécuritaire. Selon le Cluster Éducation, plus de 2 300 écoles étaient fermées en mars 2026, touchant plus de 700 000 élèves et des milliers d’enseignants, notamment dans les régions du nord et du centre.
Dans ce contexte, toute perturbation supplémentaire risque d’aggraver les difficultés d’accès à l’éducation, déjà mises à mal par l’instabilité persistante dans plusieurs zones du pays.