Le parquet a annoncé l’inculpation de six hommes, dont un général de division à la retraite, pour «conspiration en vue de déclarer la guerre à l’État» et tentative d’intimidation du chef de l’État. Les faits remontent à 2025, période durant laquelle plusieurs arrestations au sein de l’armée avaient été initialement présentées comme de simples cas d’indiscipline.
avait évoqué l’arrestation de 16 officiers sans reconnaître l’existence d’un complot. Cependant, des sources internes évoquaient déjà une tentative de coup d’État.
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Ce n’est qu’en janvier suivant que les autorités militaires ont confirmé l’existence du projet de renversement, annonçant l’ouverture de procédures judiciaires contre plusieurs officiers impliqués. Les six suspects doivent désormais comparaître devant la Haute Cour fédérale d’Abuja, sans que l’on sache encore si cette procédure civile se substituera au procès militaire envisagé.
Des accusations lourdes et un rôle central attribué à un colonel
Les mis en cause, parmi lesquels Mohammed Ibrahim Gana et Erasmus Ochegobia Victor, sont accusés d’avoir participé à une conspiration terroriste et d’avoir apporté un soutien indirect à Mohammed Alhassan Ma’aji, présenté comme le cerveau de l’opération.
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Ils sont également poursuivis pour ne pas avoir signalé aux autorités les intentions présumées de ce dernier et de ses complices. À ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée concernant le sort du colonel Ma’aji.
Un contexte politique et sécuritaire sous tension
Cette affaire intervient dans un climat marqué par des enjeux électoraux majeurs, à l’approche de la présidentielle de 2027, pour laquelle Bola Tinubu devrait briguer un second mandat.
Le Nigeria reste confronté à de multiples défis sécuritaires : insurrection jihadiste persistante dans le nord-est, violences intercommunautaires dans le centre, mouvements séparatistes dans le sud-est et activités de groupes criminels dans le nord-ouest.
Une situation économique contrastée
Sur le plan économique, le président défend un programme de réformes engagé depuis son arrivée au pouvoir, notamment la libéralisation de la monnaie et la suppression des subventions sur les carburants.
Si ces mesures sont saluées par certains analystes, elles ont également entraîné une forte inflation, dépassant les 30 % en 2024 avant de ralentir autour de 15 % début 2026. Parallèlement, la pauvreté s’est accentuée, touchant près de 63 % de la population en 2025.
Dans ce contexte, ce dossier judiciaire sensible pourrait peser sur le climat politique à l’approche des prochaines échéances électorales, dans un pays où l’histoire reste marquée par les interventions militaires dans la vie politique.
Notre Afrik avec AFP