Mercredi, des combattants jihadistes ont pris d’assaut une position de l’armée dans le village de Mussa, dans l’État de Borno.
Arrivés à moto, ils ont engagé un violent échange de tirs avec les forces nigérianes, faisant au moins cinq morts dans les rangs militaires, selon des sources locales.
D’après des membres de groupes d’autodéfense, les assaillants se déplaçaient en convoi d’une quinzaine de motos, avec plusieurs combattants par engin. L’attaque, menée en pleine journée, a surpris les soldats avant qu’ils ne parviennent à repousser les jihadistes après des affrontements nourris.
Après l’assaut, les combattants se sont repliés vers une
localité voisine, où ils ont de nouveau affronté des milices locales sans faire de nouvelles victimes signalées.
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Un bilan encore incertain
Le bilan exact reste difficile à établir en raison des perturbations des communications dans la zone. Un rapport sécuritaire évoque quatre soldats et un civil tués, tandis que d’autres sources parlent de cinq militaires morts. L’armée nigériane n’a pas encore officiellement communiqué sur cette attaque.
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Une insécurité persistante dans le nord-est
Cette attaque s’inscrit dans une série d’assauts visant des bases militaires et des villages dans les États de Borno et ses environs. Les zones proches de la forêt de Sambisa restent particulièrement exposées, servant de sanctuaire à des groupes armés comme l’ISWAP et Boko Haram.
Depuis 2009, l’insurrection jihadiste dans le nord-est du Nigeria a causé plus de 40 000 morts et déplacé environ deux millions de personnes, selon les Nations unies, malgré les opérations militaires menées pour contenir la menace.
Cette nouvelle attaque confirme la capacité de nuisance persistante des groupes jihadistes et les défis sécuritaires majeurs auxquels reste confronté le Nigeria.
Notre Afrik avec AFP