Le président tchadien, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a officialisé mercredi 1er avril 2026 la composition du nouveau gouvernement. Pris par décret sur proposition du Premier ministre Allah-Maye Halina, ce remaniement donne naissance à une équipe de 37 ministres, mêlant figures reconduites et nouveaux entrants à des postes stratégiques.
Au sommet de l’exécutif, plusieurs poids lourds conservent leurs fonctions. Limane Mahamat reste en charge de l’Administration du territoire
et de la Décentralisation, avec le rang de vice-Premier ministre. Abdoulaye Sabre Fadoul est maintenu aux Affaires étrangères, incluant l’Intégration africaine et la gestion des Tchadiens de l’étranger.
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De son côté, Tahir Hamid Nguilin conserve un large portefeuille englobant les Finances, le Budget, l’Économie, le Plan et la Coopération internationale. Deux femmes figurent également parmi les ministres d’État, notamment Kitoko Gata Ngoulou à la Femme et à l’Enfance. Le département de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique est confié au Dr Mahamat Ahmad Alhabo, précédemment secrétaire général de la Présidence.
De nouveaux visages dans des secteurs clés
Ce nouveau gouvernement s’illustre aussi par l’arrivée de nouvelles personnalités. L’ancien vice-président du parti Les Transformateurs, Dr Sitack Yombatinan Beni, hérite du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Nair Abakar, ex-responsable du comité de normalisation de la Fédération de football, prend les rênes de la Jeunesse et des Sports.
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Les ministères régaliens en partie inchangés
Dans les portefeuilles dits régaliens, quelques ajustements sont observés. Ndolenodji Alix Naimbaï est désormais chargée de la Justice, avec la responsabilité des Droits humains. En revanche, la continuité prévaut dans les secteurs sécuritaires : le général Ali Ahmat Akhabach reste à la Sécurité publique et à l’Immigration, tandis que le général Issakha Malloua Djamous conserve le ministère des Armées, des Anciens combattants et des Victimes de guerre.
Des priorités sociales et économiques affirmées
Le gouvernement accorde également une place importante aux secteurs sociaux et économiques. Abdelmajid Abderahim est nommé à la Santé publique et à la Prévention, tandis qu’Amir Idriss Kourda prend en charge les Infrastructures, le Désenclavement et l’Entretien routier.
Dans le domaine économique, Fatimé Haram Acyl hérite des Mines, du Pétrole et de la Géologie, alors que Keda Balla s’occupe de la Production et de l’Industrialisation agricole. Le professeur Abderahim Awad Atteïb est nommé à l’Élevage et à la Production animale. Hassan Bakhit Djamous reste à l’Environnement, à la Pêche et au Développement durable, et Fatimé Goukouni Weddeye conserve les Transports et l’Aviation civile.
Par ailleurs, Zara Mahamat Issa est chargée de l’Action sociale et des Affaires humanitaires, tandis qu’Abakar Rozi Teguil prend la tête du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat.
Une équipe complétée par ministres délégués et secrétaires d’État
L’architecture gouvernementale est renforcée par trois ministres délégués. Parmi eux, Fatimé Aldjine Garfa intervient auprès du ministre des Affaires étrangères, avec un accent sur l’intégration africaine et la diaspora tchadienne. Saleh Bourma est, quant à lui, rattaché au ministère des Finances.
En complément, plusieurs secrétaires d’État viennent étoffer l’équipe gouvernementale. Ali Djadda Kampard est affecté aux Finances et au Budget, Aminatou Bello à la Justice et aux Droits de l’Homme, tandis que l’ancien activiste Abel Maina fait son entrée au gouvernement en charge des Télécommunications.