Depuis la ville de Ziguinchor, où il a célébré la fête de la Korité, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a réitéré sa volonté de voir émerger une Afrique de l’Ouest plus intégrée et influente. À l’occasion de cette célébration religieuse, il a partagé avec la presse sa vision d’un projet régional ambitieux.
prétendre à une véritable puissance sur la scène mondiale, même s’il peut atteindre un certain niveau de développement. Il a ainsi souligné que les dynamiques internationales actuelles reposent sur de grands ensembles capables de peser économiquement, politiquement et militairement.
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Dans cette perspective, il a plaidé pour la construction progressive, d’ici deux décennies, d’un bloc ouest-africain solide et structuré, capable de rivaliser avec les grandes puissances mondiales.
Des atouts régionaux déjà existants
Ousmane Sonko a insisté sur le fait que cette ambition repose sur des bases réelles. Il a évoqué notamment les liens culturels forts entre les peuples de la région, la circulation importante des populations ainsi que les identités partagées, autant d’éléments favorables à une intégration réussie.
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Il a également salué le rôle de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qu’il considère comme l’une des structures les plus opérationnelles du continent, tout en appelant à renforcer son efficacité.
L’adhésion des peuples, une condition essentielle
Le Premier ministre a toutefois mis en garde contre une intégration menée uniquement par les dirigeants politiques. Selon lui, la réussite d’un tel projet dépend avant tout de l’implication des populations.
Il a ainsi insisté sur le fait qu’une union durable ne peut se construire sans l’adhésion des citoyens, rappelant que l’intégration doit être portée autant par les peuples que par leurs leaders.
Sortir de la marginalisation internationale
Au-delà de la sous-région, Ousmane Sonko a évoqué la nécessité pour l’Afrique de renforcer sa présence dans les instances de décision mondiales. Il a appelé à une mobilisation collective et à un leadership fort pour permettre au continent de défendre ses intérêts et de peser davantage dans les équilibres globaux.
Pour lui, cette ambition panafricaine constitue un passage obligé pour garantir la souveraineté et la puissance des États africains à long terme.