Le président Paul Biya a signé le 6 mars un décret habilitant le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire à conclure avec l’Export-Import Bank of China un accord de prêt d’environ 1,35 milliard de yuans (près de 195 millions USD). Ce financement est destiné à la phase 4 du projet d’extension du backbone national à fibre optique, visant à améliorer la connectivité sur l’ensemble du territoire.
optique a débuté il y a plus de dix ans pour doter le Cameroun d’un réseau national de transport de données. Entre 2011 et 2016, environ 6 000 km de fibre ont été installés lors des deux premières phases. La troisième phase, en 2017, a ajouté 4 000 km supplémentaires, portant le linéaire national à 10 000 km, auxquels se sont ajoutés 1 000 km le long du pipeline Tchad‑Cameroun.
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Les extensions et interconnexions transfrontalières réalisées par les opérateurs publics et privés ont permis d’atteindre aujourd’hui plus de 15 000 km, reliant les différentes régions et plusieurs pays voisins : Tchad, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Nigeria.
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Une infrastructure solide mais un accès encore limité
Malgré ces avancées, la connectivité reste inégale, en particulier dans le «dernier kilomètre». Selon DataReportal, début 2026, le taux de pénétration d’Internet au Cameroun est d’environ 45 %, soulignant le contraste entre un backbone robuste et un accès encore restreint pour une grande partie des 12,6 millions d’internautes du pays. La phase 4 vise à densifier les réseaux de distribution pour raccorder plus efficacement les administrations, entreprises et zones rurales encore peu desservies.
Un levier stratégique pour l’économie numérique
Le développement complet du backbone est considéré comme un facteur clé de la transformation numérique et économique du Cameroun. Il soutiendra notamment : l’essor des start-up technologiques, le développement des services numériques et des plateformes e-commerce, la digitalisation des services publics.