Le décret, émis par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, motive cette décision par le « non-respect des obligations » reproché aux partis concernés.
En Guinée, quarante partis politiques ont été dissous par décret dans la nuit du 6 au 7 mars. La mesure intervient moins de deux mois après l’intronisation du président Mamadi Doumbouya. Le texte, pris par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation de Guinée, justifie cette décision par un «manquement aux obligations» des formations concernées. Il prévoit également le retrait de leur contrôle sur leurs ressources.

Les principaux partis d’opposition visés
Parmi les formations dissoutes figurent trois grands partis de l’opposition. Il s’agit de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) dirigée par Cellou Dalein Diallo, du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) de l’ex-président Alpha Condé, ainsi que de l’Union des forces républicaines (UFR) conduite par Sidya Touré. Ces trois leaders politiques vivent actuellement en exil.
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Interdiction d’activités et saisie des biens
La dissolution entraîne la perte immédiate du statut juridique des partis concernés. Toute activité politique sous leurs noms est désormais interdite, tout comme l’usage de leurs sigles, logos ou emblèmes. Les sièges nationaux et représentations locales de ces formations ont été placés sous scellés. Le décret précise également que leurs biens sont mis sous séquestre, sous la supervision d’un curateur chargé d’organiser leur transfert.
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Des organisations de la société civile dénoncent la mesure
Plusieurs organisations de la société civile ont vivement réagi à cette décision. Ibrahima Diallo, responsable du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), estime que cette mesure s’inscrit dans une série de restrictions visant les libertés politiques. Le mouvement rappelle également la disparition de deux de ses figures, Oumar Sylla, connu sous le nom de Foniké Menguè, et Mamadou Billo Bah, portés disparus depuis juillet 2024.
Notre Afrik avec AFP








