D’après l’Association de la presse privée, les poursuites engagées contre le journaliste reposent sur plusieurs griefs. Il lui est notamment reproché d’avoir diffusé des informations jugées inexactes.
Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal malien “L’Alternance”, s’est récemment retrouvé au cœur d’une controverse après la parution d’un article critique visant le chef des militaires au pouvoir, Abdourahamane Tiani. Le journaliste y mettait en cause les déclarations du dirigeant nigérien, qui avait accusé la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin d’être impliqués dans l’attaque de l’aéroport de Niamey, pourtant revendiquée par le groupe État islamique.

Des accusations jugées infondées
Dans sa tribune, Youssouf Sissoko dénonçait ce qu’il considérait comme des affirmations mensongères. Il estimait également que le Niger, dirigé par un régime militaire depuis le coup d’État de 2023 et désormais proche de la Russie, servait de terrain d’expérimentation à une gouvernance qu’il qualifiait de dangereuse pour la région.
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Arrestation et poursuites judiciaires
À la suite de cette publication, le journaliste a été interpellé et placé en détention. Selon l’Association de la presse privée, plusieurs chefs d’accusation ont été retenus contre lui, notamment la propagation de fausses nouvelles, l’atteinte à l’image de l’État et l’outrage envers un chef d’État étranger. Son procès est annoncé pour le 9 mars prochain.
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Inquiétudes de la presse privée
L’Association de la presse privée a fait part de sa vive inquiétude face à cette situation. Elle appelle les autorités à libérer Youssouf Sissoko avant la tenue de son procès, estimant que cette affaire constitue une menace pour la liberté de la presse.








