Selon le département des Services de l’État, en 2022, Abubakar Malami aurait volontairement permis le financement du terrorisme en négligeant de poursuivre les financiers dont les dossiers lui étaient parvenus.
Abubakar Malami, ancien ministre de la Justice du Nigeria entre novembre 2015 et mai 2023, fait désormais face à de nouvelles accusations de «terrorisme», «financement du terrorisme» et «détention illégale d’armes», en plus du chef de blanchiment d’argent pour lequel il attend déjà son procès.
Le Département des services de l’État (DSS), le service de renseignement intérieur, a présenté mardi Abubakar Malami et son fils Abdulaziz devant la Haute Cour de justice d’Abuja. Les deux hommes, ainsi que l’épouse de l’ancien ministre, avaient déjà été inculpés en décembre pour blanchiment d’argent portant sur 8,7 milliards de nairas (environ six millions de dollars).

Détention et libération sous caution
Après avoir plaidé non coupables, ils avaient été placés en détention provisoire. Début janvier, la justice nigériane avait autorisé leur libération sous caution. Toutefois, à sa sortie du centre correctionnel de Kuje, près de la capitale, M. Malami avait de nouveau été arrêté par le DSS.
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Le DSS accuse l’ancien ministre d’avoir, en 2022, «sciemment encouragé le financement du terrorisme en refusant de poursuivre les financiers du terrorisme dont les dossiers lui avaient été transmis». Le père et le fils sont également accusés d’activités préparatoires à des actes terroristes et de détention illégale d’armes, après la découverte d’un pistolet Sturm Magnum et de munitions à leur domicile de Birnin Kebbi, dans le nord-est du pays.
Procès prévu et refus de libération sous caution
Selon les médias locaux, Abubakar Malami et son fils ont plaidé non coupables. Leur procès a été fixé au 20 février, et la justice a refusé toute nouvelle libération sous caution.
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Une série de poursuites contre l’ancien gouvernement
Abubakar Malami fut ministre sous le président Muhammadu Buhari, remplacé en mai 2023 par Bola Ahmed Tinubu. Depuis l’arrivée de ce dernier, plusieurs responsables du gouvernement Buhari sont poursuivis pour «crimes financiers», parmi lesquels l’ancien gouverneur de la Banque centrale, Godwin Emefiele, et l’ancien ministre du Travail, Chris Ngige.
Notre Afrik avec AFP








