Après l’analyse du compte rendu de la tournée nationale effectuée en décembre 2025, le Comité central a entériné l’avis des militants, qui rejettent toute perspective de changement à la direction du parti dans la situation actuelle.
Réunis en session ordinaire le samedi 24 janvier 2026, les membres du Comité central du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) ont réaffirmé leur attachement à Laurent Gbagbo. Cette rencontre a permis au parti de clarifier sa ligne et de préparer les prochaines échéances.
Refus du départ de Gbagbo
Principal enseignement de cette rencontre : le rejet net et unanime d’un départ de Laurent Gbagbo de la présidence du parti. À l’issue de l’examen du rapport de la tournée nationale menée en décembre 2025, le Comité central a validé la position exprimée par les militants, opposés à toute transition à la tête du PPA-CI dans le contexte actuel.
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Pour de nombreux cadres et sympathisants, le leadership de l’ancien chef de l’État reste un pilier essentiel face aux défis politiques à venir, malgré l’annonce faite par Laurent Gbagbo de son intention de se retirer après les législatives prévues en décembre 2025.
Une session stratégique dans un contexte tendu
La première session ordinaire de l’année, élargie aux responsables des différents organes et commissions du parti, avait pour objectif de dresser un état des lieux de la situation nationale et de définir les priorités du PPA-CI face à un climat politique jugé de plus en plus préoccupant.
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La question de la discipline a également occupé une place importante dans les débats. Bien que le PPA-CI ait boycotté les dernières élections législatives, certains de ses militants ont choisi de se présenter comme candidats indépendants. Une initiative vivement sanctionnée par la direction du parti, qui a saisi le Conseil de discipline. Laurent Gbagbo a insisté sur le respect strict des règles internes, estimant que la discipline en période d’opposition constitue un préalable indispensable à une gouvernance démocratique crédible.
Une situation socio-économique jugée alarmante
Sur le plan national, le président du PPA-CI a exprimé de vives inquiétudes face à la dégradation des conditions de vie des populations. Le parti pointe notamment la crise dans la filière cacao, la hausse de la TVA sur les produits de première nécessité, la persistance du chômage et les opérations de déguerpissement. Le PPA-CI accuse par ailleurs le pouvoir en place de pratiquer une gestion qu’il qualifie de « patrimoniale », contribuant selon lui à accentuer la précarité sociale.