Le chavirement de l’embarcation est survenu dans la nuit du jeudi 8 janvier sur le fleuve Niger, en face de la ville de Diré, dans la région de Tombouctou.
Au moins 33 personnes ont perdu la vie et plusieurs autres sont toujours portées disparues après le naufrage d’une pinasse sur le fleuve Niger, dans le nord du Mali. Le drame s’est produit dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 janvier 2026, aux environs de 22h30, selon des sources locales et les autorités administratives de la région de Tombouctou.
D’après le gouverneur de la région, une cinquantaine de personnes se trouvaient à bord de l’embarcation au moment de l’accident, avec leurs bagages et des marchandises. La pinasse quittait la foire de Bourem Sidi Amar pour rallier la localité de Tonka lorsqu’elle a chaviré en face de la ville de Diré.

Une mobilisation rapide des riverains
Alertés par des cris, des habitants et des jeunes du quartier Médina Coura se sont immédiatement mobilisés pour porter secours aux victimes à l’aide de pirogues.
« Aux premières heures, nous avons pu sauver 19 survivants et repêcher quatre corps », a indiqué Hamadoun Issa Rumba, président du Conseil communal de la jeunesse de Diré.
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Les opérations de recherche se poursuivent, plusieurs corps restant introuvables. La pinasse, toujours immergée à une profondeur estimée à près de 30 mètres, rend les interventions particulièrement difficiles pour les équipes de secours et les volontaires mobilisés.
Les causes du naufrage en question
Selon les premières investigations relayées par les autorités régionales, le naufrage serait dû à un non-respect des règles de navigation fluviale, notamment la surcharge de l’embarcation. Outre les pertes humaines, l’accident a occasionné d’importants dégâts matériels, la pinasse transportant notamment des sacs de riz et diverses marchandises.
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Dans le nord du Mali, les pirogues et pinasses constituent un moyen de transport essentiel pour les populations riveraines du fleuve Niger, long de près de 1 750 kilomètres à travers le pays. Ces déplacements, souvent nocturnes et mal sécurisés, exposent régulièrement les usagers à des accidents mortels.
Ce nouveau drame intervient dans un contexte déjà marqué par une insécurité persistante depuis plus d’une décennie, qui fragilise davantage les populations et complique les opérations de secours dans certaines zones du pays. Les autorités locales assurent que les recherches se poursuivront jusqu’à la localisation de tous les disparus.








