D’après les Forces vives de Guinée, ce projet constitue un tournant préoccupant, car il permet au général Mamadi Doumbouya, actuel chef de la transition, de se porter candidat à la prochaine élection présidentielle.
L’opposition guinéenne a exprimé, ce lundi 14 juillet, son rejet catégorique du projet de Constitution que les militaires au pouvoir prévoient de soumettre à référendum le 21 septembre prochain. Selon elle, ce texte marque un virage inquiétant qui va ouvrir la voie à une candidature du général Mamadi Doumbouya, chef de la transition.
Le projet de nouvelle Constitution a été officiellement remis le 26 juin au général Doumbouya, auteur du coup d’État ayant renversé le président Alpha Condé en septembre 2021. Cette réforme est censée poser les bases du retour à l’ordre constitutionnel promis par les militaires, mais elle suscite de vives critiques de l’opposition.

Des dispositions transitoires supprimées
Les Forces vives de Guinée (FVG), la coalition de partis politiques, syndicats et ONG, dénoncent la suppression d’une clause essentielle de la charte de transition qui est l’interdiction pour les militaires au pouvoir, y compris son chef, de se porter candidats aux prochaines élections nationales ou locales. « Les autorités et le Conseil national de la transition (CNT) ont tout simplement écarté ces garanties dans le nouveau texte », déplorent les FVG dans un communiqué publié lundi. Elles y voient une stratégie qui vise à permettre au général Doumbouya de briguer la présidence.
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Pour les FVG, ce projet constitutionnel « n’a d’autre finalité que de répondre aux ambitions personnelles » du général Doumbouya. Elles rappellent que ce dernier s’était engagé à ne pas se présenter, engagement aujourd’hui contredit par des soutiens publics à sa candidature au sein du pouvoir.
Un mandat présidentiel rallongé
Une autre mesure controversée du texte, c’est la durée du mandat présidentiel qui va passer de cinq à sept ans, renouvelable une fois. Une évolution perçue comme un signe de consolidation du pouvoir par les militaires, malgré les promesses initiales de transition rapide.
Lire : Guinée : Mamadi Doumbouya reçoit le projet de nouvelle Constitution
Sous pression des partenaires internationaux, les autorités militaires s’étaient engagées à rendre le pouvoir aux civils d’ici la fin de l’année 2024, à l’issue d’un référendum constitutionnel. Or, ces délais n’ont pas été respectés, et la tenue du référendum est désormais prévue pour le 21 septembre 2025.
Notre Afrik avec AFP








