Togo : la Cedeao appelle au dialogue après les manifestations à Lomé

D’après l’organisation régionale, ces manifestations ont provoqué des dégâts humains et matériels préoccupants.

La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a fait part, dans un communiqué publié ce 30 juin 2025, de son inquiétude face aux récentes manifestations sociales survenues au Togo, notamment dans la capitale Lomé. Selon l’organisation régionale, ces mobilisations ont entraîné des conséquences humaines et matérielles regrettables.

Face à cette situation, la Cédéao invite instamment toutes les parties concernées à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue afin de restaurer un climat politique et socio-économique apaisé, favorable au développement durable. La Commission exprime également sa solidarité envers la population togolaise et réaffirme son engagement à soutenir les efforts pour maintenir la paix sociale dans le pays.

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Une mission au service de la stabilité régionale

Cet appel s’inscrit dans le cadre des missions de la Cédéao, qui visent à promouvoir la stabilité et la cohésion sociale dans l’espace ouest-africain. L’organisation souligne l’importance d’une paix durable pour le bien-être des populations et le progrès régional. Entre le 26 et le 28 juin, des rassemblements, parfois composés de plusieurs dizaines de manifestants, ont été dispersés avec recours à des gaz lacrymogènes. Ces protestations ont été marquées par l’incendie de pneus et de barricades en bois dans divers quartiers, provoquant la fermeture temporaire de nombreux commerces.

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Revendications des manifestants

Les manifestants dénonçaient plusieurs préoccupations majeures, dont les arrestations de voix dissidentes, la hausse des tarifs de l’électricité, ainsi que la réforme constitutionnelle envisagée qui renforcerait les prérogatives du président Faure Gnassingbé, en fonction depuis 2005.

Lire :  Togo : l’opposition dénonce des arrestations arbitraires lors de manifestations

Ces mouvements faisaient suite à l’arrestation du rappeur critique du régime, Aamron, détenu puis hospitalisé avant sa libération à la mi-juin. À cette époque, Amnesty International avait relayé des témoignages faisant état de tortures et de mauvais traitements lors d’environ cinquante arrestations, accusations rejetées catégoriquement par le gouvernement togolais.

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