Greenpeace Afrique a annoncé ce jeudi 12 juin dans un communiqué que la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Mauritanie et la Guinée-Bissau ont entériné ce texte qui vise à protéger les océans.
La Côte d’Ivoire, le Libéria, la Mauritanie et la Guinée-Bissau ont officiellement ratifié le traité sur la haute mer. L’annonce est faite par Greenpeace Afrique ce jeudi 12 juin dans un communiqué publié en marge de la Conférence des Nations Unies sur l’océan, actuellement en cours à Nice, en France.
L’ONG environnementale salue cette ratification collective comme « un tournant historique », affirmant qu’il s’agit d’un signal fort de l’implication du continent africain dans la préservation des écosystèmes marins. « L’Afrique ne doit pas rester simple spectatrice. Elle a les moyens et la légitimité d’assumer un rôle central dans la gouvernance des océans », a déclaré le Dr Aliou Ba, responsable de la campagne Océan de Greenpeace Afrique.

Des menaces persistantes sur les populations côtières
Le Dr Aliou Ba a également exprimé son inquiétude face aux pressions croissantes qui pèsent sur les populations côtières africaines. Ces dernières subissent déjà les conséquences de la surpêche et pourraient bientôt faire face aux dangers liés à l’exploitation minière en eaux profondes. Ces ratifications s’inscrivent dans un mouvement plus large, amorcé il y a quelques semaines avec l’adhésion du Cameroun et du Gabon.
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Greenpeace Afrique appelle désormais les pays signataires à passer de l’engagement à la mise en œuvre. Parmi les mesures attendues figurent la création d’aires marines protégées, le renforcement de la surveillance des zones maritimes et le respect strict des engagements internationaux en matière de protection des océans.
Un traité pour la biodiversité marine
Le traité sur la haute mer, adopté en septembre 2023 à New York par 115 États membres de l’ONU, vise à préserver et exploiter durablement la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des juridictions nationales, soit environ la moitié de la surface de la planète. L’un des objectifs majeurs du texte est de protéger au moins 30 % des océans d’ici 2030, en instaurant un cadre légal pour la création d’aires marines protégées.
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Pour entrer en vigueur, le traité doit être ratifié par au moins 60 pays. Il prendra effet 120 jours après la 60ᵉ ratification. Le président Emmanuel Macron a d’ailleurs confirmé mardi soir que le traité sera effectif à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.








