Cameroun : un missionnaire britannique et son assistant kidnappés

Le révérend frère Huub Walters, missionnaire de Mill Hill, et son assistant, Bobe Achoh Henry Kang, ont été kidnappés par des séparatistes alors qu’ils se rendaient à Boyo pour superviser des projets humanitaires.

Cet enlèvement, survenu le 1er avril, accentue les inquiétudes sur la sécurité des travailleurs humanitaires et religieux dans le Nord-Ouest du Cameroun, en proie à la crise anglophone.

Cameroun : un missionnaire britannique et son assistant kidnappés
Le Révérend Frère Huub Walters, missionnaire de Mill Hill, et son collaborateur, Bobe Achoh Henry Kang

Un énième enlèvement

Selon les informations disponibles, les deux hommes ont été interceptés alors qu’ils effectuaient un trajet entre Bamenda et Boyo, une route devenue particulièrement dangereuse en raison de la présence de groupes armés. Leur disparition a provoqué une vive émotion au sein de la population locale, notamment chez les fidèles catholiques de Boyo et la famille de Bobe Achoh Henry Kang.

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Le révérend frère Huub Walters est une figure bien connue pour son engagement humanitaire dans la région. Son travail auprès des communautés locales a contribué à l’amélioration des conditions de vie de nombreux habitants. Son enlèvement soulève donc une grande inquiétude parmi les populations qu’il soutient.

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De son côté, Bobe Achoh Henry Kang n’en est pas à sa première mésaventure. Il a déjà été kidnappé à plusieurs reprises depuis le début de la crise anglophone en 2017, mais c’est la première fois qu’il est pris en otage aux côtés de son supérieur. Ce nouvel incident illustre la dégradation continue du climat sécuritaire dans les régions anglophones du Cameroun.

Une crise sécuritaire persistante

Cet enlèvement met en lumière les risques croissants auxquels sont exposés les travailleurs humanitaires et religieux dans cette zone en proie à un conflit qui dure depuis maintenant plus de sept ans. Depuis 2017, la crise anglophone oppose des groupes armés séparatistes aux forces gouvernementales, plongeant la population locale dans une situation d’instabilité permanente. Les enlèvements y sont devenus fréquents, notamment contre des figures influentes ou engagées dans l’aide humanitaire.

Lire : Cameroun : une attaque de Boko Haram ôte la vie à 12 militaires (Officiel)

Aucune revendication officielle ni demande de rançon n’a encore été formulée par les ravisseurs. Les autorités camerounaises, quant à elles, n’ont pas encore fait de déclaration officielle concernant cet enlèvement.

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