Dans un discours prononcé le lundi 3 mars, celui qui a pris le pouvoir au Gabon à la suite du coup d’État en 2023, a levé le suspense et annoncé sans surprise sa candidature à l’élection présidentielle du 12 avril.
C’est sous une pluie battante que, le général Brice Oligui Nguema, ex-chef de la garde présidentielle a exprimé sa vision d’un Gabon « renaissant de ses cendres ». « Je suis un bâtisseur et j’ai besoin de votre courage et de votre force pour reconstruire ce pays », a-t-il déclaré.

Cette déclaration fait suite à plusieurs gestes symboliques réalisés ces derniers jours, dont un grand rassemblement militaire samedi 1er mars et une cérémonie religieuse dimanche. À noter que le général, qui célébrait son 50e anniversaire lundi, avait promis de rendre le pouvoir aux civils à la fin de la période de transition ouverte avec le « coup de la libération ». C’était avant que le nouveau code électoral, taillé sur mesure et adopté en janvier par le parlement de transition, ne permette aux militaires de se présenter aux élections.

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Conditions de la candidature du général Oligui
Pour pouvoir déposer officiellement sa candidature, le général Oligui va devoir effectuer une « mise à disposition » temporaire, selon la page Facebook « Infos CTRI officiel », qui a démenti les rumeurs circulant sur une démission immédiate des forces armées. On peut y lire qu’en cas de victoire, le général devra faire une mise à disposition définitive, et s’engager à ne plus porter l’uniforme. Si sa candidature n’est pas retenue, il va revenir dans les casernes comme tout militaire en fonction.
Actuellement, une vingtaine de candidats ont déjà retiré leurs dossiers de candidature, d’après les médias locaux. La période d’inscription, ouverte jusqu’au 8 mars, inclut des tests linguistiques, des contrôles médicaux et la déclaration des biens. Ce climat de compétition s’ajoute à une intensification des activités institutionnelles marquées par plusieurs annonces importantes.
Notre Afrik avec AFP








