Selon les résultats annoncés dimanche 16 février par la Commission électorale, la formation politique a obtenu 34 des 41 sièges au Sénat.
Le parti présidentiel togolais, Union pour la République (Unir), a remporté 34 des 41 sièges au Sénat, selon les résultats annoncés dimanche 16 février par la Commission électorale. Ce scrutin fait partie de la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle. Dago Yabré, président de la Commission électorale, indique que ces résultats provisoires vont rapidement être transmis à la Cour constitutionnelle, seule habilitée à valider les résultats définitifs.

La création du Sénat constitue l’ultime phase de la réforme constitutionnelle mise en place par le président Faure Gnassingbé. Cette réforme, très critiquée par l’opposition, a aboli l’élection du président de la République au suffrage universel et instauré un régime parlementaire. Selon la nouvelle constitution, la fonction de président de la République devient honorifique, et le pouvoir exécutif est désormais confié au président du Conseil, élu parmi les députés de l’Assemblée nationale, généralement le chef du parti majoritaire.
La controverse autour de la réforme
La réforme, promulguée en mai 2024, a suscité des critiques de la part de l’opposition et de la société civile, qui accusent Faure Gnassingbé de se maintenir indéfiniment au pouvoir. En effet, l’ancienne constitution ne lui permettait que de briguer un dernier mandat en 2025. Cependant, le gouvernement soutient que cette nouvelle structure offre une meilleure représentativité. Le Sénat, désormais constitué de 61 membres, verra 20 de ses sièges attribués par le président du Conseil des ministres.

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Boycotté et participation de l’opposition
Lors du scrutin de samedi, 1 527 conseillers municipaux et 179 conseillers régionaux ont été appelés à élire les sénateurs. Plusieurs partis de l’opposition, tels que l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), ont boycotté les élections. Ils estimaient qu’elles ne reflétaient pas une réelle démocratie. En revanche, l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), principale force d’opposition, a participé, mais n’a obtenu qu’un seul siège.
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Le scrutin a eu lieu dans un climat d’isolement médiatique, les envoyés spéciaux des médias étrangers n’ont pas obtenu d’accréditation pour couvrir l’événement. Cela avait aussi été le cas pour les élections législatives et régionales d’avril 2024.
Notre Afrik








