Les protestataires réclament une baisse des prix du carburant, des denrées alimentaires et des tarifs de l’électricité.
Plusieurs organisations nigérianes ont annoncé leur intention de protester contre la montée du coût de la vie le 1er octobre, date marquant le 64e anniversaire de l’indépendance du pays. Sous le slogan #FearlessOctober1, de jeunes militants expriment leur colère face à la suppression des subventions sur le carburant, qui a provoqué une hausse des prix à la pompe. Ils dénoncent également la dévaluation du naira, qui a accentué l’inflation et aggravé la situation économique pour une grande partie de la population. Les manifestants réclament une baisse des prix du carburant, des denrées alimentaires et des tarifs de l’électricité, ainsi que la libération des personnes arrêtées en août.

Malgré l’annonce du déploiement des forces de sécurité, les organisateurs sont déterminés à maintenir la manifestation. Ils exigent l’annulation de la suppression des subventions sur les carburants, condition indispensable pour renoncer à leur mouvement. Selon eux, #FearlessOctober1 s’inscrit dans la continuité du mouvement #EndbadGovernance, qui avait déjà eu lieu en août dernier. Amnesty International a signalé qu’au moins 21 civils avaient perdu la vie lors de ces précédentes manifestations.
Des protestations récurrentes
En août, des manifestations similaires, sous le hashtag #EndbadGovernanceinNigeria, avaient mobilisé plusieurs grandes villes du pays. La police avait annoncé avoir arrêté 700 manifestants. Lors d’une conférence de presse tenue au cours du même mois, Taiwo Hassan, l’un des principaux organisateurs, a qualifié les événements d’août de « répétition générale » avant la manifestation prévue le 1er octobre. Il a promis que les protestations se poursuivraient tant que les politiques « anti-populaires » du gouvernement ne seraient pas revues.
Lire : Nigeria : au moins 13 morts lors des manifestations contre la vie chère
Depuis son arrivée au pouvoir l’année dernière, le président Bola Tinubu a mis en œuvre des réformes visant à dynamiser l’économie et à attirer des investisseurs. Il a notamment supprimé la subvention sur les carburants et libéralisé le naira. Cependant, ces réformes ont entraîné une flambée des prix du carburant et une inflation qui a atteint 34,2 % en juin, avant de se stabiliser à 32,2 % en août. Taiwo Hassan a souligné qu’il y a moins de deux ans, un litre de carburant coûtait environ 200 nairas, alors qu’il dépasse aujourd’hui 850 nairas. Il a conclu en affirmant que « la vie est devenue insupportable pour de nombreux Nigérians ».
Notre Afrik avec AFP
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