Les mesures disciplinaires les plus sévères ont visé quatre juges. Mahamat Saleh Brema, Kagombe Moïse, Adam Mbodou Adam et Brahim Abbo Abakar ont été définitivement écartés de la magistrature.
Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) tchadienne s’est réuni vendredi 30 janvier 2026 à N’Djaména pour se prononcer sur des procédures disciplinaires visant huit magistrats. La session s’est déroulée sous la présidence de Samir Adam Annour, président de la Cour suprême et du CSM.

Réunis dans la capitale tchadienne, les membres du Conseil ont examiné les dossiers après avoir entendu les magistrats mis en cause ainsi que leurs avocats. À l’issue des auditions, le CSM a délibéré avant de rendre publiques ses décisions.
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Quatre magistrats révoqués
Les sanctions les plus lourdes ont concerné quatre magistrats. Mahamat Saleh Brema, Kagombe Moïse, Adam Mbodou Adam et Brahim Abbo Abakar ont été révoqués de la magistrature. Le Conseil a toutefois précisé que ces décisions n’entraînent pas la suppression de leurs droits à pension. Par ailleurs, le CSM a infligé une exclusion temporaire de six mois à deux autres magistrats. Taoka Bruno et Issa Sougui Djimi sont ainsi suspendus de leurs fonctions pour la durée fixée par la décision disciplinaire.
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En revanche, Oumar Ali Mahamat et Mahamat Ibrahim Issa ont été mis hors de cause. Le Conseil a prononcé leur relaxe au bénéfice du doute, mettant fin aux poursuites engagées à leur encontre. L’ensemble des magistrats concernés avait été suspendu de ses fonctions au début du mois de décembre 2025 par le ministre de la Justice. Cette suspension avait ouvert la voie à la procédure disciplinaire examinée et tranchée par le Conseil supérieur de la magistrature.








