Le programme prévoit des discussions autour de plusieurs questions d’intérêt commun, tant sur le plan bilatéral que régional et international, dans un contexte dominé par les défis sécuritaires et géopolitiques au Sahel.
Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, effectue une visite officielle à Paris à l’invitation de son homologue français Emmanuel Macron. Selon un communiqué de la présidence tchadienne, cette visite d’amitié et de travail vise à consolider les liens entre le Tchad et la France et à réexaminer les bases de leur coopération. Les autorités tchadiennes indiquent vouloir insuffler une nouvelle dynamique aux relations bilatérales, fondée sur le dialogue, la concertation et le respect mutuel, afin de les adapter aux réalités actuelles.

Au cœur du programme figure une rencontre en tête-à-tête entre Mahamat Idriss Déby Itno et Emmanuel Macron. Les échanges devraient porter sur plusieurs dossiers d’intérêt commun, aussi bien sur le plan bilatéral que régional et international, dans un contexte marqué par les enjeux sécuritaires et géopolitiques au Sahel.
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Une visite dans le sillage de la rupture de l’accord de défense
Cette visite survient plus d’un an après l’annonce, en novembre 2024, de la dénonciation par le Tchad de l’accord de coopération militaire signé avec la France en 2019. À l’époque, les autorités tchadiennes avaient expliqué cette décision par la volonté de renforcer la souveraineté nationale et de revoir leurs partenariats stratégiques.
Un tournant diplomatique assumé par N’Djamena
L’ancien ministre des Affaires étrangères, Abderaman Koulamallah, avait qualifié cette rupture de «tournant historique», estimant qu’elle permettait au Tchad d’affirmer pleinement sa souveraineté sur la scène internationale.
Lire : Tchad : manifestation en soutien à la rupture de la coopération militaire avec la France
Il s’agit du deuxième déplacement officiel du chef de l’État en France depuis son investiture en mai 2024. En octobre de la même année, il s’était déjà rendu à Paris pour participer au sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dans un contexte marqué par des tensions diplomatiques liées à une enquête judiciaire française, dénoncée par N’Djamena comme une manœuvre politique.








