Le premier congrès national de Pastef-Les Patriotes a consacré, ce samedi 6 juin à Diamniadio, l’élection d’Ousmane Sonko à la présidence du parti.
Seul candidat en lice, l’actuel président de l’Assemblée nationale a été plébiscité par les délégués réunis pour cette rencontre historique, la première depuis la création de la formation politique en 2014.
Cette élection intervient dans un contexte marqué par d’importants changements au sein du pouvoir sénégalais et par une redéfinition des rapports entre les principales figures de la majorité.
Un congrès placé sous le signe de la restructuration
Les délégués venus de l’ensemble du Sénégal ainsi que de la diaspora étaient réunis pour renouveler les instances dirigeantes du parti et fixer les grandes orientations de Pastef pour les années à venir.

Selon les résultats annoncés par la commission électorale du congrès, Ousmane Sonko a obtenu l’ensemble des suffrages exprimés. Cette élection marque une nouvelle étape dans l’évolution de la formation politique, qui cherche à consolider son organisation après son accession aux responsabilités nationales.
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À l’approche du congrès, Sonko avait présenté cette rencontre comme un moment décisif destiné à renforcer les structures du parti et à accompagner sa transformation en une organisation politique davantage institutionnalisée.
Un nouveau rôle dans un contexte politique en mutation
Cette désignation intervient quelques semaines après le départ d’Ousmane Sonko de la Primature. L’ancien chef du gouvernement avait été remplacé avant d’être élu à la tête de l’Assemblée nationale, renforçant ainsi son poids institutionnel.
Le congrès se tient également dans un climat marqué par des divergences apparues entre Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye concernant certaines orientations politiques et l’organisation du pouvoir exécutif.
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Malgré ces désaccords, les deux dirigeants continuent d’appartenir à Pastef. Le parti a par ailleurs choisi de ne pas intégrer le gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo, tout en affirmant sa volonté de préserver la stabilité politique du pays.
Avec son élection à la présidence de Pastef, Ousmane Sonko devient désormais le chef politique officiel de la formation majoritaire au Parlement, à un moment où celle-ci cherche à définir sa place entre soutien institutionnel au pouvoir et affirmation de son autonomie stratégique.








