Dans un communiqué publié lundi 2 février, les autorités provinciales indiquent que huit de ces engins ont été neutralisés avant leur cible, sans faire de victimes ni de dégâts importants.
L’aéroport de Kisangani-Bangoka, infrastructure clé du nord-est de la République démocratique du Congo, a été pris pour cible par une attaque menée à l’aide de drones entre la nuit du samedi 31 janvier et le dimanche 1ᵉʳ février. Selon les autorités provinciales de la Tshopo, des drones chargés de munitions jugées non conventionnelles ont visé cette plateforme située à environ 17 kilomètres du centre-ville de Kisangani.
Dans un communiqué transmis lundi 2 février, le gouvernement provincial affirme que huit engins hostiles ont été interceptés et détruits avant d’atteindre leur objectif. Les autorités assurent qu’aucune perte humaine ni dégât majeur n’a été enregistré à l’issue de cette opération.

Un aéroport vital pour Kisangani
Avec une population estimée à plus de 1,5 million d’habitants, Kisangani dépend fortement de son aéroport, en raison de la dégradation avancée du réseau routier. L’infrastructure, à vocation civile, est également utilisée par les forces armées congolaises pour leurs opérations aériennes.
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La piste de Bangoka sert notamment aux décollages de drones armés et d’avions de combat engagés dans des frappes contre les positions du M23 et des forces rwandaises, à plusieurs centaines de kilomètres à l’est de la ville. Si aucune revendication n’a été enregistrée, les autorités locales pointent la responsabilité du M23 et de Kigali.
Sécurité renforcée, trafic aérien maintenu
Au lendemain de l’attaque, un important dispositif sécuritaire était visible aux abords de l’aéroport, selon des témoignages recueillis sur place. De son côté, la compagnie aérienne locale CAA, qui dessert régulièrement Kisangani par des vols domestiques, n’a annoncé aucune suspension de ses rotations.
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Durant la nuit de samedi à dimanche, de fortes détonations ont été entendues jusqu’aux premières heures du matin, provoquant la fuite de plusieurs riverains. «Je n’ai pas supporté les explosions pendant la nuit», a confié une habitante ayant trouvé refuge vers le centre-ville, situé à une vingtaine de kilomètres. Lundi, le gouvernement provincial a assuré que la situation était désormais maîtrisée. Les populations vivant à proximité de l’aéroport ont été invitées à regagner leurs domiciles, selon un message officiel.
Notre Afrik avec AFP








