Les autorités nigérianes ont engagé des poursuites judiciaires contre un influenceur accusé d’avoir diffusé des vidéos critiquant la qualité de l’alimentation servie aux militaires déployés dans le nord-est du pays, selon des documents judiciaires consultés mardi.
L’affaire concerne Chidiebere Justice Mark, connu en ligne sous le nom de JusticeCrack, visé par une procédure initiée par les services de renseignement nigérians (DSS).
Des vidéos liées à l’armée nigériane
L’influenceur a publié deux séquences dans lesquelles il présente des captures d’écran de conversations attribuées à des soldats stationnés à Maiduguri, capitale de l’État de Borno, épicentre historique de l’insurrection jihadiste.

L’une des vidéos montre notamment une faible ration alimentaire composée de riz, de lait en poudre, de cacao, d’un morceau de viande, d’un œuf et d’un bol de soupe. L’auteur y critique vivement les conditions de vie des militaires, affirmant que les images lui ont été transmises par des soldats en service.
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Les autorités dénoncent de fausses informations
Dans la plainte déposée devant la justice, les avocats représentant les services de sécurité estiment que ces contenus sont mensongers et susceptibles de provoquer des troubles à l’ordre public.
L’armée nigériane a par ailleurs indiqué que les militaires ayant communiqué avec l’influenceur avaient été placés en détention. Une porte-parole de l’institution militaire a affirmé que les publications visaient à semer le mécontentement au sein des troupes.
Un contexte sécuritaire tendu
Le Nigeria fait face simultanément à plusieurs crises sécuritaires : insurrection jihadiste dans le nord-est, banditisme armé dans le nord-ouest, tensions entre agriculteurs et éleveurs, ainsi que mouvements séparatistes dans le sud-est.
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Depuis 2009, les violences liées à Boko Haram et aux groupes affiliés ont causé des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes, selon les Nations unies.
Dans ce contexte, les conditions de vie des forces engagées sur le terrain, notamment en matière d’équipement et de logistique, restent un sujet sensible dans le débat public.
Notre Afrik avec AFP








