Les autorités maliennes ont annoncé la mise en place d’un dispositif de récompenses financières destiné à faciliter la capture ou la neutralisation de plusieurs dirigeants de groupes armés opérant dans le pays.
Parmi les personnes visées figure Iyad Ag Ghaly, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), considéré comme l’un des hommes les plus recherchés du Sahel. L’annonce a été faite à travers un communiqué officiel diffusé à la télévision nationale, dans un contexte de forte dégradation de la situation sécuritaire.
Iyad Ag Ghaly au centre du dispositif
Le gouvernement malien promet une récompense de deux milliards de francs CFA à toute personne fournissant des informations jugées fiables permettant de localiser ou d’interpeller Iyad Ag Ghaly.

Ancien rebelle touareg devenu figure majeure du jihadisme sahélien, ce dernier dirige depuis plusieurs années le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, organisation affiliée à Al-Qaïda active dans plusieurs pays de la région.
Il fait l’objet de sanctions internationales et est recherché par plusieurs juridictions et services de sécurité étrangers pour son implication présumée dans de nombreuses attaques armées.
D’autres responsables également ciblés
Le dispositif concerne également plusieurs autres dirigeants de groupes armés. Parmi eux figure Amadou Kouffa, influent responsable du JNIM, ainsi que deux cadres du Front de libération de l’Azawad, Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif.
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Au total, six personnalités sont visées par cette opération, qui s’inscrit dans la stratégie de lutte contre le terrorisme et les groupes armés engagée par les autorités maliennes.
Une réponse à la recrudescence des attaques
Cette décision intervient après une série d’attaques coordonnées ayant frappé plusieurs régions du Mali à la fin du mois d’avril.
Selon les autorités, ces offensives ont été menées conjointement par des combattants du JNIM et des éléments du Front de libération de l’Azawad, ciblant notamment des positions stratégiques de l’État. Ces attaques ont marqué une nouvelle étape dans l’intensification des violences qui secouent le pays depuis plusieurs années.
Le gouvernement appelle à la collaboration des populations
Dans son communiqué, le ministère chargé de la Sécurité invite les citoyens à transmettre toute information susceptible d’aider les forces de défense et de sécurité.
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Les autorités assurent que les renseignements fournis seront traités avec la plus grande discrétion afin de garantir la sécurité des personnes collaborant avec les services compétents.
L’objectif affiché est de renforcer la lutte contre les groupes armés responsables de nombreuses attaques contre les populations civiles et les institutions de l’État.
Une crise sécuritaire qui perdure
Depuis 2012, le Mali est confronté à une crise sécuritaire complexe marquée par l’activité de groupes jihadistes, de mouvements rebelles et de réseaux criminels opérant dans différentes régions du pays.
Malgré les nombreuses opérations militaires menées ces dernières années, les violences continuent d’affecter plusieurs zones du territoire, faisant de la sécurité l’un des principaux défis auxquels les autorités maliennes restent confrontées.
Notre Afrik avec AFP








