Guinée : vers la création d’un fonds souverain

D’après Mohamed Lamine Conté, vice-gouverneur de la Banque centrale de Guinée, le capital va faciliter la diversification économique et l’accès à des financements de long terme pour les infrastructures et projets innovants.

La République de Guinée accélère sa marche vers la création d’un fonds souverain national, un instrument stratégique destiné à mieux gérer les ressources issues du secteur minier. Le futur fonds souverain va principalement être alimenté par les revenus générés par l’exploitation du gisement de Simandou, pierre angulaire du programme national de développement baptisé « Simandou 2040 ». L’ambition est de transformer cette richesse naturelle en une source de financement durable pour des projets structurants, avec une priorité accordée au secteur financier.

Guinée : vers la création d’un fonds souverain

Selon Mohamed Lamine Conté, premier vice-gouverneur de la Banque centrale de Guinée, le fonds va jouer un rôle central dans la diversification de l’économie. Il va faciliter l’accès à des financements à long terme pour les infrastructures majeures, tout en soutenant des projets innovants. Il souligne également que ce mécanisme pourrait « accélérer la mise en place d’une bourse nationale des valeurs mobilières », un projet cher à la Banque centrale depuis plusieurs années.

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Un outil pour limiter la dépendance financière

Ce fonds souverain va offrir à la Guinée un levier pour réduire sa dépendance aux financements extérieurs, tout en servant de garantie pour mobiliser des ressources sur les marchés internationaux à des conditions avantageuses. Il représente également un instrument de stabilisation économique, capable d’absorber les chocs liés à la volatilité des prix des matières premières.

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Djiba Diakité, ministre directeur de cabinet de la présidence et président du comité stratégique Simandou, précise que, dans le cadre de la mise en place de ce fonds, plusieurs cabinets internationaux ont été mandatés pour apporter leur expertise à différentes étapes du processus. KPMG est chargé d’assurer le suivi de la deuxième phase du programme, garantissant ainsi la continuité et l’évaluation des progrès réalisés. Rothschild, de son côté, intervient pour fournir une analyse stratégique en vue de la notation souveraine de la dette, un levier essentiel pour positionner la Guinée sur les marchés financiers internationaux. Quant à SouthBridge, le cabinet est responsable de formuler des recommandations sur la gouvernance et la structuration du futur fonds.

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Le ministre Djiba Diakité souligne aussi que ce projet s’inscrit dans une logique de co-construction, en collaboration étroite avec le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale ainsi que des experts du secteur privé, aussi bien guinéens qu’étrangers. Cette approche vise à garantir la transparence, la crédibilité et l’efficacité du mécanisme, en cohérence avec les ambitions économiques du pays.

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