Le journaliste-blogueur et directeur de publication du site GuinéeCheck, a une nouvelle fois été la cible d’intimidations.
Aux premières heures du mardi 22 avril 2025, des individus non identifiés ont tenté de pénétrer dans sa concession familiale à Labé, dans le centre du pays.

L’incident s’est produit aux alentours de 4h45 du matin. Après avoir défoncé la porte principale, les assaillants ont accédé au grand salon, apparemment à la recherche du journaliste. Ne le trouvant pas sur place, ils ont quitté les lieux sans voler d’objet ni blesser personne. Sur sa page Facebook, Sally Bilaly Sow s’interroge : « Savaient-ils vraiment où je réside ? Aucun objet n’a été emporté et personne n’a été blessé. » Il a salué la réactivité des jeunes du quartier, qui ont veillé à sécuriser la concession après l’incident.
Des menaces récurrentes contre les défenseurs de la démocratie
Ce n’est pas la première fois que Sally Bilaly Sow échappe de justesse à une tentative d’enlèvement. Le 11 décembre 2024, alors qu’il se trouvait dans le quartier de Coléah à Conakry avec un confrère journaliste d’investigation, il avait déjà évité une tentative similaire. Depuis, les menaces à son encontre se multiplient, souligne-t-il, en prenant à témoin l’opinion nationale et internationale.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
L’ONG panafricaine AfricTivistes a réagi en condamnant fermement ces actes d’intimidation visant l’un de ses membres les plus actifs, dénonçant également les enlèvements et arrestations répétés d’activistes pro-démocratie en Guinée. Ces événements interviennent dans un contexte de répression accrue des libertés, marqué par la fermeture de médias indépendants et l’arrestation d’opposants.
Lire : Guinée-Bissau : des femmes incendient un site chinois d’extraction de zircon
Sally Bilaly Sow, figure montante du journalisme indépendant en Guinée, dirige GuinéeCheck.org, un site de vérification des faits basé à Labé. À travers ses publications et interventions publiques, il dénonce régulièrement les abus de pouvoir, la désinformation et les atteintes aux droits humains dans son pays.
Annie Payep-Nlepe








