Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo critique l’augmentation de la dette

Depuis la crise post-électorale de 2011, lorsque l’emprunt public s’élevait à 6 000 milliards de Fcfa, il a atteint 28 944,7 milliards de Fcfa en 2024 et devrait dépasser 34 656,7 milliards de Fcfa au début de 2025, selon les prévisions des économistes.

L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a exprimé ses préoccupations concernant la dette publique de la Côte d’Ivoire, qui représente actuellement 56 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. Le leader du PPA-CI, principal parti d’opposition, a annoncé que s’il remportait l’élection présidentielle d’octobre 2025, il allait s’attaquer à cette « question de la dette », un problème selon lui reconnu par de nombreux économistes.

Côte d'Ivoire : Laurent Gbagbo critique l'augmentation de la dette
Lors d’un échange avec les habitants d’Adjamé-Village

Lors d’un échange avec les habitants d’Adjamé-Village, dans le nord d’Abidjan, Laurent Gbagbo souligne que « quand je parle de la grosse dette de la Côte d’Ivoire, certains comparent cela à la situation des États-Unis, mais la réalité n’est pas la même ». Depuis la crise post-électorale de 2011, où la dette publique de la Côte d’Ivoire s’élevait à 6 000 milliards de FCFA, celle-ci a connu une forte hausse. En 2024, elle atteignait 28 944,7 milliards de FCFA et devrait dépasser les 34 656,7 milliards de FCFA au début de l’année 2025.

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Une comparaison qui n’a pas lieu d’être

Pour Laurent Gbagbo, la situation de la Côte d’Ivoire ne peut être comparée à celle des États-Unis. « Si les États-Unis ont des dettes envers une banque ou un État, personne ne viendra leur demander de rendre l’argent ; mais nous, en tant que pays en développement, tout le monde peut se retourner contre nous, et il n’y a rien que nous puissions faire », affirme-t-il. Il souligne également la différence fondamentale entre les deux pays, affirmant que « la Côte d’Ivoire n’est pas les États-Unis ».

Un appel à un président qui aime son pays

Laurent Gbagbo précise que, selon lui, le pays recherche avant tout un président qui aime son pays et non un simple économiste. « Pour être président, la première qualité, c’est l’amour de son pays ; nous aimons notre pays, et c’est pourquoi nous nous battrons », martèle-t-il.

Lire : UEMOA : la Côte d’Ivoire, le Mali et le Togo lèvent près de 200 milliards Fcfa en une semaine

Dans le cadre de son budget pour 2025, l’État ivoirien prévoit de contracter 5 700 milliards de Fcfa de prêts sur le marché financier pour rembourser 4 121 milliards de Fcfa au cours de l’année. Le président Alassane Ouattara a déclaré que l’économie ivoirienne restait robuste, avec une croissance  du PIB de 6,1 % en 2024, et prédit un taux de croissance d’environ 7 % pour 2025. Selon Alassane Ouattara, l’endettement de la Côte d’Ivoire est « modéré », avec un stock de dette équivalant à 56 % du PIB, bien en dessous du seuil communautaire de 70 % fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Notre Afrik

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