Acquitté par la justice internationale des crimes contre l’humanité mais toujours condamné dans son pays, l’homme politique souhaite se présenter à l’élection présidentielle de 2025.
L’opposant ivoirien Charles Blé Goudé, bien que récemment acquitté par la justice internationale des accusations de crimes contre l’humanité, demeure sous le coup d’une condamnation dans son pays. Lors d’une déclaration faite à Abidjan le 11 décembre 2024, il a appelé le président Alassane Ouattara à lui accorder une amnistie afin qu’il puisse se porter candidat à l’élection présidentielle prévue pour octobre 2025. Bien que sa condamnation ne soit pas exécutée depuis son retour en 2022, cette peine le rend inéligible et empêche son inscription sur la liste électorale.

Charles Blé Goudé a solennellement appelé le président ivoirien à adopter une loi d’amnistie pour effacer les infractions liées à la crise de 2010-2011. L’objectif, selon lui, est de permettre au pays de « tourner définitivement cette page triste » de son histoire récente. Cette crise, marquée par des affrontements violents entre les partisans de Laurent Gbagbo et ceux d’Alassane Ouattara, a causé plus de 3 000 décès.
Un droit à la représentation de la jeunesse ivoirienne
Lors de sa rencontre avec la Commission électorale indépendante (CEI), l’homme politique a réitéré sa contestation de cette condamnation, la qualifiant de décision « politicienne ». Il a insisté sur le fait que cette injustice devait être corrigée.
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À 52 ans, il se considère comme un représentant de la jeunesse ivoirienne et plaide pour le droit de sa génération à participer pleinement à la vie politique du pays. « Je ne veux pas qu’on prive l’Afrique et la Côte d’Ivoire de son atout, c’est-à-dire sa jeunesse », a-t-il ajouté.
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Plusieurs figures de la crise de 2010-2011, dont Laurent Gbagbo, acquitté par la CPI, ont d’ores et déjà annoncé leur intention de briguer la présidence en 2025. Bien que Gbagbo ait été gracié par Ouattara, il reste inéligible faute d’amnistie. Son ex-épouse, Simone Ehivet Gbagbo, qui a elle-même été amnistiée en 2018, est déjà inscrite sur la liste électorale. En ce qui concerne le président sortant Alassane Ouattara, il n’a pas encore précisé s’il se présentera ou non pour un quatrième mandat.
Notre Afrik avec AFP








