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Résilience face à la sécheresse : la Côte d’Ivoire plaide pour l’Afrique à la COP17

résilience face à la sécheresse — Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désert

La résilience face à la sécheresse au cœur du débat : le ministre ivoirien de l'Environnement, Abou Bamba, a porté le plaidoyer de la Côte d'Ivoire devant le Dialogue ministériel de haut niveau de la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17-CNULCD), réunie à Oulan-Bator (Mongolie) du 17 au 28 août 2026.

Analyse NotreAfrik — La COP17-CNULCD est la première grande conférence climatique onusienne à se tenir en Asie centrale, dans un pays lui-même confronté à la désertification. L'Afrique subsaharienne concentre certaines des terres les plus dégradées au monde. Le Mécanisme mondial de la CNULCD, dont la Côte d'Ivoire réclame le renforcement, est le principal dispositif onusien de mobilisation de financements pour la neutralité en matière de dégradation des terres.
résilience face à la sécheresse — Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désert
© APO Group

Résilience face à la sécheresse : quatre priorités pour la Côte d'Ivoire

Prenant la parole le mardi 25 août, Abou Bamba a appelé à un changement de paradigme profond : « Nous devons passer d'une logique de réponse à la sécheresse à une logique de gestion du risque de sécheresse ; de projets fragmentés à une action territoriale intégrée ; et des promesses à des résultats mesurables. » Un discours qui dépasse les frontières ivoiriennes pour interpeller l'ensemble du continent.

La position ivoirienne repose sur quatre priorités structurantes. D'abord, le renforcement des systèmes d'alerte précoce et de la surveillance agrométéorologique. Ensuite, une gestion intégrée de l'eau : protection des bassins versants, retenues d'eau, forages adaptés et irrigation économe. La troisième priorité est la restauration des terres et des écosystèmes — la Côte d'Ivoire ambitionne de porter son couvert forestier à 20 % du territoire national d'ici 2030, via un programme de plantation de 300 millions d'arbres. Enfin, les populations vulnérables — petits exploitants, éleveurs, femmes et jeunes — doivent être placées au centre des politiques de résilience, avec un meilleur accès au financement et des filets sociaux adaptatifs.

300 millions d'arbres et une coalition africaine contre la dégradation des terres

La vulnérabilité ivoirienne est réelle : entre 2000 et 2010, environ 3,55 millions d'hectares — soit près de 11 % du territoire national — ont été affectés par la dégradation des terres, notamment dans les zones de savane du Nord, où les précipitations sont de plus en plus erratiques. Face à ce constat, le ministre a plaidé pour un « véritable changement d'échelle » à l'échelle africaine, réclamant des financements plus accessibles, le renforcement du Mécanisme mondial de la CNULCD et une mobilisation des banques multilatérales de développement. La Côte d'Ivoire porte également l'initiative d'une Coalition africaine contre l'exploitation minière illégale et la dégradation des terres, pour accélérer la réhabilitation des espaces dégradés à travers une coopération Sud-Sud renforcée.

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Avec APO Group.

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