Centrafrique : les factions armées 3R et UPC déclarées dissoutes de manière officielle

L’annonce a eu lieu lors d’une cérémonie organisée à Bangui, ce jeudi 10 juillet, en présence du président Faustin-Archange Touadéra, de membres du corps diplomatique, de responsables religieux et de représentants de la Minusca.

La veille de l’entrée en vigueur de l’accord de paix signé le 19 avril avec les autorités centrafricaines, les responsables des groupes armés 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) et UPC (Union pour la Paix en Centrafrique) ont officiellement annoncé la fin de leurs mouvements. La déclaration a été faite lors d’une cérémonie tenue à Bangui, ce jeudi 10 juillet, en présence du président Faustin-Archange Touadéra, de diplomates, de représentants religieux et de la Minusca.

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Un geste fort pour marquer la paix

Sembé Bobo du 3R et Ali Darassa de l’UPC ont chacun déposé symboliquement une arme sur une table, symbolisant la fin des hostilités. Dans son discours, Sembé Bobo a déclaré que les 3R répondaient à l’appel à la paix et respecteraient les engagements pris, soulignant qu’« il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix ». De son côté, Ali Darassa a demandé au gouvernement d’assurer les garanties de sécurité prévues par l’accord et de faciliter l’intégration des ex-combattants dans la vie publique et militaire.

Depuis la signature de l’accord, les anciens combattants des deux groupes ont été regroupés dans cinq centres de cantonnement situés dans leurs régions d’origine (Est et Nord-Ouest). Ils y ont été recensés en vue de leur désarmement, prévu à Maloum, près de Bambari, dans un processus de deux semaines. Les ex-combattants jugés aptes seront ensuite formés pour rejoindre les Forces armées centrafricaines (FACA) ou d’autres unités de sécurité, conformément aux engagements du gouvernement. Ceux qui ne pourront pas être intégrés bénéficieront d’un programme de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR).

Lire : Centrafrique : des journalistes dénoncent l’arrestation d’un des leurs

Un accord sous la surveillance du Tchad

Le Tchad, médiateur principal de l’accord, représenté par son ministre de la Défense, Issakha Malloua Djamous, a appelé à la loyauté de toutes les parties, soulignant que la stabilité de la Centrafrique est essentielle pour l’équilibre régional. Le pays jouera un rôle clé dans le suivi de l’application du texte. Le président Touadéra, en clôture de la cérémonie, a salué les efforts consentis par les signataires, affirmant que « cet accord n’est pas un signe de faiblesse », mais un pas vers la paix durable. Il a exigé un cessez-le-feu immédiat, la fin du recours aux armes et la remise des équipements militaires dans le cadre du DDR.

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