Cameroun : appel au secteur financier pour financer 37,5 milliards Fcfa de projets en PPP

Ce montant va servir à soutenir des initiatives dans les domaines du transport, de l’énergie, de l’agro-industrie et de la mobilité urbaine.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2030 (SND30) au Cameroun, le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), à travers le Contrat d’appui à la réalisation des partenariats (Carpa), a identifié plusieurs projets à réaliser en partenariat public-privé (PPP). Ces initiatives, évaluées à 37,5 milliards de FCFA, couvrent des secteurs stratégiques tels que le transport, l’énergie, l’agro-industrie et la mobilité urbaine.

Parmi les projets sélectionnés figurent notamment l’autoroute qui relie la ville de Douala à celle de Limbé et la voie de contournement de Douala, éléments clés pour désengorger les infrastructures existantes et améliorer la logistique nationale. « Il est question de voir comment les institutions financières locales peuvent s’impliquer dans le financement de ces projets », explique Dieudonné Bondoma Yokono, président du Carpa.

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Un dialogue direct entre l’État et les banques

Pour renforcer cette collaboration, un atelier de deux jours s’est tenu à Douala les 2 et 3 juillet 2025, réunissant les acteurs publics (administrations, collectivités territoriales, entreprises publiques) et les établissements financiers nationaux. L’objectif de cette rencontre était de présenter les projets jugés prioritaires et réalisables en PPP et de clarifier le cadre juridique et institutionnel des PPP, les garanties offertes aux investisseurs, ainsi que le rôle des partenaires techniques et financiers dans ces montages complexes. « Il est question de susciter l’intérêt des établissements financiers locaux autour de ces projets d’investissements du Cameroun », précise le président du Carpa.

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Les représentants des institutions financières ont exprimé leur intérêt pour les projets présentés, notamment en raison de leur potentiel à stimuler l’économie locale et à soutenir l’industrialisation. « Ces projets œuvrent ou apportent une solution durable aux solutions économiques de notre pays, davantage sur ce qui concerne l’import substitution », affirme Pierre Patrick Dzou, de Union Bank of Cameroon.

Toutefois, les acteurs du secteur ont souligné la nécessité de renforcer la maturité des projets et d’améliorer le cadre transactionnel pour garantir la protection de toutes les parties prenantes. « Pour que les banques s’engagent pleinement, l’Etat doit améliorer le cadre de ces transactions de façon à conforter les différents acteurs afin que les partenaires, tant publics, que privés puissent chacun trouver son compte et être totalement protégé », indique Jean Yves Engamba, responsable des financements structurés à Société Générale Cameroun.

Des retombées attendues sur le tissu socio-économique

Les projets identifiés ne se limitent pas à une simple logique de développement d’infrastructures. Ils visent aussi à générer de nouvelles dynamiques économiques dans les régions concernées et à améliorer les conditions de vie des populations.

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À titre d’exemple, la voie de contournement de Douala devrait permettre de désengorger le trafic urbain, de faciliter l’évacuation des marchandises, d’optimiser les chaînes de production et de réduire les coûts de distribution des produits de grande consommation. « Ce sont des projets que nous sommes prêts à accompagner car ils créent de la valeur, des opportunités d’investissement et un impact social durable », argue Jean Yves Engamba.

Blaise Deumo

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