Le bassin du Congo, deuxième plus vaste forêt tropicale humide au monde, est au cœur d'un appel solennel lancé depuis Accra le 6 novembre 2026. Le Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SCEAM), voix de l'Église catholique sur le continent, a publié une déclaration officielle à l'adresse des participants à la COP31, exigeant une protection renforcée des forêts, des eaux, des terres et de la biodiversité africaines.
Le bassin du Congo, enjeu planétaire au cœur de la déclaration
Dans ce texte, le SCEAM rappelle que le bassin du Congo constitue l'un des plus importants réservoirs de carbone et de biodiversité de la planète. Ses forêts, rivières, zones humides et tourbières régulent le climat mondial, soutiennent la sécurité alimentaire et hydrique, et représentent un foyer culturel pour des millions de personnes. « La protection du bassin du Congo ne relève pas uniquement de la responsabilité de l'Afrique ; c'est une responsabilité mondiale », affirme le SCEAM.
L'institution épiscopale pointe des pressions « interconnectées » : déforestation, exploitation minière et forestière inappropriée, expansion agricole non maîtrisée, insécurité hydrique, perte de biodiversité et pollution. Ces dynamiques, souligne le SCEAM, frappent de manière disproportionnée les communautés pauvres, les peuples autochtones, les femmes, les enfants et les jeunes. Dans l'esprit de l'encyclique Laudato Si', l'Église africaine réclame une réponse climatique centrée sur la dignité humaine, l'intégrité écologique et la justice intergénérationnelle.
Huit revendications concrètes pour une justice climatique africaine
Concrètement, le SCEAM formule huit demandes adressées aux gouvernements, institutions financières internationales et entreprises : financement accru et prévisible pour le climat et la biodiversité, incluant subventions et mécanismes concessionnels ; reconnaissance des droits fonciers et des savoirs traditionnels des peuples autochtones ; gestion responsable des ressources minières, forestières et agricoles ; protection des ressources en eau comme droit fondamental ; restauration des terres dégradées ; transparence et responsabilité des acteurs économiques ; et enfin une transition juste créatrice d'emplois verts pour les jeunes et les femmes. Le SCEAM s'engage par ailleurs à collaborer avec l'Union africaine, les communautés économiques régionales et la société civile pour amplifier ce plaidoyer à travers le continent.
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Avec APO Group.