Face à l’instabilité qui secoue le Nord-Kivu, le gouverneur militaire, le général-major Evariste Somo Kakule, a décidé de placer en congé technique tous les agents publics n’ayant pas encore rejoint Beni, chef-lieu provisoire de la province.
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Une mesure justifiée par la situation sécuritaire et budgétaire
Dans sa circulaire, le gouverneur explique que cette décision vise à optimiser la gestion du personnel administratif tout en tenant compte des restrictions budgétaires imposées par la guerre. Il précise que durant ce congé technique, les contrats de travail seront suspendus, limitant ainsi les charges de l’administration.
Toutefois, une exception est faite pour les agents qui n’ont pas prêté allégeance aux forces du M23, qui continueront de bénéficier d’une prise en charge médicale. Le déplacement de l’administration vers Beni avait été décidé pour assurer la continuité des services publics dans une zone encore sous contrôle gouvernemental.
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Cependant, la faible adhésion des agents à cette relocalisation a conduit les autorités à opter pour une solution plus radicale, qui soulève aujourd’hui de nombreuses interrogations.
Un mécontentement croissant au sein de la population
Cette décision ne fait pas l’unanimité. De nombreux habitants et acteurs locaux dénoncent une sanction déguisée contre des fonctionnaires restés à Goma, qui subissent déjà de plein fouet l’impact du conflit. Selon eux, ces agents ne devraient pas être pénalisés pour leur impossibilité de se relocaliser, notamment en raison du manque de garanties concernant le logement, la scolarisation de leurs enfants ou encore les conditions de travail à Beni.
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Par ailleurs, certains observateurs estiment que cette mesure envoie un signal inquiétant sur l’avenir du Nord-Kivu. En plaçant des centaines d’agents en congé technique, les autorités semblent implicitement reconnaître la difficulté de reprendre les zones sous contrôle du M23, ce qui pourrait démoraliser la population. Face à cette contestation, des voix s’élèvent pour demander une révision de cette politique afin de mieux prendre en compte la réalité du terrain et éviter d’accentuer la fracture entre l’administration et les populations locales.
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