Le ministère des Mines et de la Géologie intensifie les réunions en vue de la visite des experts du processus de Kimberley.
Le Ministère des Mines organise de nombreuses rencontres avec des partenaires, des organisations nationales et des diplomates à Bangui. Mercredi dernier, un atelier d’information a été tenu avec les leaders communautaires et les autorités administratives. Ces séances ont pour but d’exposer les enjeux de la mission d’évaluation prévue du 9 au 15 septembre. « Nous devons parler d’une seule voix », souligne le ministre Rufin Bénam-Beltoungou. « L’impact de cet embargo sur notre économie est trop lourd », ajoute-t-il. L’objectif principal est de faire lever l’embargo sur les diamants qui touche la Centrafrique depuis 11 ans.

José-Stéphane Poukessarandi, coordinateur de la Société civile pour le secteur minier, met en avant l’importance de ces préparatifs. Il déclare que « ces rencontres servent à démontrer les efforts du Gouvernement pour répondre aux exigences du processus de Kimberley ». Une équipe de 25 experts internationaux va se rendre sur le terrain pour examiner la situation. Leur rapport, attendu en novembre à Dubaï, sera crucial pour l’avenir de l’embargo sur les diamants en Centrafrique.
Les questionnements des observateurs
Alors que les autorités s’efforcent de convaincre les experts internationaux, des doutes persistent sur la capacité du gouvernement à gérer ces ressources pour le bien national. Certaines critiques accusent le gouvernement de mener une « politique de tromperie à grande échelle », suggérant que les bénéfices miniers ne profitent pas à la majorité des citoyens. Ils estiment que l’enjeu dépasse le simple embargo. La question qui demeure est celle de savoir comment la levée de l’embargo sur les diamants améliorerait elle concrètement la situation économique du pays ?
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Les observateurs mettent en question tout le modèle de gouvernance des richesses naturelles. Certains se demandent en quoi est-ce que les bénéfices de l’exploitation minière profitent ils réellement aux Centrafricains ? Constatant que l’exploitation de l’or par des groupes étrangers tels que le groupe russe Wagner semble se faire sans avantage visible pour la population locale. De plus, les petits artisans sont affectés par le nouveau code minier.
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