Selon les prévisions du gouvernement ivoirien, le changement climatique pourrait entraîner des pertes annuelles du PIB de 3 à 4,5% entre 2020-2030.
En Côte d’Ivoire, de fortes chaleurs attribuées au phénomène météorologique El Niño perturbent l’agriculture qui représente un quart du Produit intérieur brut (PIB). Depuis le mois de janviers 2024, l’Afrique de l’ouest bat les records de température avoisinant les 48,5°c (à Kayes) au Mali par exemple. En côte d’Ivoire, le record observé en février à Dimbokro (centre) par Daouda Konaté, directeur de la météorologie nationale, était de 41°c.
Le changement climatique n’est pas sans conséquence dans ce pays premier producteur mondial de Cacao. Il affecte près de 45% de la récolte. Dans les plantations, les activités sont à la traîne. Les cultivateurs de moins en moins productifs évaluent les pertes. « En petite saison, habituellement je fais jusqu’à une tonne, mais cette année je n’ai produit que 300 kilos », explique Christian André Yapi. Il indique aussi ne travailler que le matin à cause de la chaleur. Dans ses cacaoyers situés près d’Agboville, l’agriculteur constate que les fèves n’arrivent pas à se développer. Selon ses propos, elles prennent une coloration noire et pourrissent. « Les feuilles des cacaoyers permettent normalement d’ombrager les fèves, mais le soleil les a tous séchées et elles tombent », dit-il.
Selon Siaka Koné, ingénieur agronome et directeur de l’Ecole supérieure d’agronomie de Yamoussoukro, la durée et l’intensité de fortes chaleurs provoquent chez les plantes un stress hydriques. « Quand les plantes ont des coups de chaud, les quantités d’eau fournies ne vont pas suffire pour qu’elles poussent correctement et la floraison n’aura pas lieu. Or, s’il n’y a pas de fleurs, il n’y a pas de fruits », informe l’agronome. Il précise aussi qu’en cas de chaleur extrême, la température des sols augmente comme celle de l’air et créé une plus grande évaporation d’eau.
La montée de la chaleur due au phénomène climatique El Niño est un nouveau défi auquel les populations seront désormais confrontées. Si elles sont habituées en cette période aux températures variant entre 35-36 degrés, elles devront prendre des dispositions les prochaines années pour faire face aux vagues de chaleurs et aux fortes averses. El Niño est un phénomène météorologique naturel qui correspond à un réchauffement d’une grande partie du Pacifique sud. C’est une conséquence du réchauffement climatique. D’après le 6e rapport du GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, l’Afrique n’émet que 7% des émissions mondiales de gaz à effet de serre depuis le milieu du XIXe siècle, mais elle se réchauffe plus vite que les autres continents. Les températures y ont augmenté de 1,4°C, contre 1,1°C à l’échelle mondiale. La Côte d’Ivoire émet près de 100.000 millions de tonnes équivalent CO2 par an, soit 0,0019% du total mondial.
Le gouvernent ivoirien pour lutter contre ce phénomène climatique compte réduire de 30,41% ses émissions et réhabiliter une partie de ses forêts, dont 90% ont disparu depuis 1960. Selon les prévisions du gouvernement ivoirien, le changement climatique pourrait entraîner des pertes annuelles du PIB de 3 à 4,5% entre 2020-2030. Concernant les mesures immédiates à prendre par les cultivateurs, des experts recommandent de ne pas arracher les herbes qui protègent les sols de la chaleur, ou de construire des systèmes de retenue d’eau.
L’urbanisation galopante dans les villes n’est pas à négliger en termes d’impact sur les sols. « Avec la forte densité du bâti, et l’activité humaine, la température des sols peut s’élever de 5 à 10°C de plus que l’environnement immédiat », fait savoir Dr Maïmouna Ymba, géographe à l’université Félix Houphouët-Boigny à Abidjan. La capitale économique Abidjan et ses 6 millions d’habitants rendent également les fortes chaleurs difficiles à supporter pour les habitants. Un rapport de la Croix rouge précise que la ville a connu ces dix dernières années une augmentation de la fréquence et de l’amplitude de vagues de chaleur, créant des îlots de chaleurs urbains.
Tatiana Kuessie / AFP
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