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Barrières non tarifaires : Addis-Abeba accueille le Forum africain du commerce en

Les barrières non tarifaires coûtent aux entreprises africaines entre 15 % et 30 % de surcoût sur le commerce régional — et leur suppression pourrait faire bondir le commerce intra-africain de 52 %, selon la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA). C'est dans ce contexte que le Forum africain sur le développement du commerce (ATDF) 2026 se tiendra les 23 et 24 novembre à Addis-Abeba, co-organisé par TradeMark Africa (TMA) et le ministère du Commerce et de l'Intégration régionale d'Éthiopie.

Analyse NotreAfrik — TradeMark Africa est une organisation intergouvernementale financée par plusieurs États européens, dont la Belgique, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, ainsi que par l'Union européenne. Elle intervient dans plus de 20 pays africains pour faciliter le commerce régional. Le Forum ATDF est biennal et constitue l'une des plateformes de réforme commerciale les plus influentes du continent, réunissant gouvernements, secteur privé et institutions de développement.
barrières non tarifaires — Le Forum sur le développement du commerce en Afrique : les grands acteurs mondiaux du commerc
© APO Group

Barrières non tarifaires : jusqu'à 30 % de surcoût pour le commerce africain

Alors que les débats mondiaux sur le commerce se focalisent souvent sur les droits de douane, la CNUCED rappelle que les coûts de mise en conformité dépassent désormais, dans bien des cas, les droits d'importation eux-mêmes. Ces mesures techniques — normes, certifications, inspections, étiquetage, exigences sanitaires et phytosanitaires — régissent aujourd'hui les deux tiers du commerce mondial. Pour les producteurs africains, naviguer dans ce labyrinthe réglementaire représente le principal frein à l'accès aux marchés internationaux.

Le Forum 2026 placera au cœur de ses travaux l'harmonisation des normes à l'échelle continentale. Les participants examineront des mesures concrètes pour réduire les coûts de mise en conformité, accélérer la certification de qualité et limiter les rejets de produits africains par les marchés les plus lucratifs. S.E. Hailemariam Desalegn Boshe, président du conseil d'administration de TMA et ancien Premier ministre d'Éthiopie, a posé le diagnostic clairement : « Les entreprises sont prêtes à relever le défi ; ce que nous devons faire, c'est les aider à évaluer et à certifier leurs produits, sans que cela ne constitue une charge. » Le ministre éthiopien du Commerce, S.E. Kassahun Gofe, a quant à lui souligné que « les normes et les infrastructures de qualité sont essentielles à la croissance industrielle, à la confiance des marchés et à la capacité des producteurs africains à être compétitifs sur le continent et ailleurs. »

Harmonisation des normes et certification qualité au programme du sommet

L'édition 2026 d'Addis-Abeba s'inscrit dans la continuité du dernier Forum, tenu à Kigali (Rwanda), où TMA avait donné une impulsion décisive au modèle « No Stop Border ». La participation à l'ATDF se fait uniquement sur invitation ou accréditation. David Beer, PDG de TMA, résume l'ambition du sommet : « Les systèmes de qualité sont à la base de la compétitivité africaine, car ils permettent d'instaurer la confiance exigée par les marchés. » TradeMark Africa opère en partenariat avec les gouvernements du continent pour concilier rigueur réglementaire et dynamisme économique.

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Avec APO Group.

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