Déterminées à marquer les esprits, les sélections africaines refusent désormais de faire de la figuration et entendent jouer les premiers rôles dans cette compétition.
depuis longtemps d’effacer le souvenir des occasions manquées de 2002 et de l’élimination frustrante à domicile en 2010. C’est désormais chose faite.
Face à une Corée du Sud favorite sur le papier, les hommes d’Hugo Broos ont livré une prestation d’une remarquable maîtrise tactique. Longtemps privés du ballon, ils ont accepté de défendre bas avant de frapper au moment opportun.
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La délivrance est venue à la 63e minute grâce à Thapelo Maseko, auteur de l’unique but de la rencontre après une transition parfaitement exploitée. Derrière, les Sud-Africains ont résisté jusqu’au bout malgré la pression asiatique.
Les statistiques illustrent parfaitement le scénario du match. La Corée du Sud a terminé avec 64 % de possession, contre 36 % pour l’Afrique du Sud. Les Sud-Coréens ont obtenu davantage de corners (6 contre 4), mais les Bafana Bafana se sont montrés plus efficaces dans les zones décisives avec 4 tirs cadrés contre seulement 2 pour leurs adversaires.
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Ronwen Williams a encore répondu présent dans les moments importants, tandis que la défense sud-africaine, parfaitement organisée, a muselé les offensifs coréens, pourtant renforcés en fin de rencontre par l’entrée de Son Heung-min.
Cette victoire dépasse largement le simple cadre de ce Mondial. Pour la première fois de son histoire, l’Afrique du Sud franchit la phase de groupes de la Coupe du monde. Les Bafana Bafana avaient échoué de très peu en 2002 au bénéfice de la différence de buts, puis en 2010 malgré une victoire de prestige contre la France lors du Mondial organisé à domicile. Cette fois, ils écrivent enfin la plus belle page de leur histoire mondiale.
Le Maroc finit en force malgré la résistance haïtienne
À Atlanta, le Maroc savait qu’une victoire lui assurerait sa qualification. Mais les Lions de l’Atlas ont dû batailler face à une équipe haïtienne libérée et ambitieuse.
Haïti a même surpris tout le monde en ouvrant le score dès la 10e minute gaprès un but contre son camp du gardien marocain Bono. Plus tard, Wilson Isidor redonnait encore l’avantage aux Grenadiers d’une superbe frappe. Le Maroc n’a pourtant jamais paniqué.
Achraf Hakimi a sonné la révolte avant qu’Ismaël Saibari, déjà buteur lors des deux premières journées, n’égalise juste avant la pause. En seconde période, les entrées de Soufiane Rahimi puis de Yassine ont fait basculer définitivement la rencontre en faveur des Lions de l’Atlas. Score final : 4-2.
La domination marocaine s’est également reflétée dans les chiffres. Les hommes de Mohammed Ouahbi ont terminé avec 22 tirs, dont 11 cadrés, ainsi que 9 corners, obligeant le vétéran Johny Placide à réaliser huit arrêts malgré les quatre buts encaissés. Achraf Hakimi, auteur d’un but et d’une passe décisive, a logiquement été désigné homme du match.
Avec cette victoire, le Maroc termine deuxième de son groupe derrière le Brésil et poursuit sa belle dynamique internationale.
Le football africain confirme sa montée en puissance
Ces deux succès illustrent la progression constante des sélections africaines sur la scène mondiale.
Le Maroc poursuit l’élan lancé lors de la Coupe du monde 2022, où il était devenu la première nation africaine à atteindre une demi-finale mondiale. Désormais, les Lions de l’Atlas enchaînent une deuxième qualification consécutive pour la phase à élimination directe, preuve que leur performance au Qatar n’avait rien d’un accident.
L’Afrique du Sud, de son côté, retrouve enfin une place parmi les nations qui comptent. Longtemps absents des grandes performances internationales, les Bafana Bafana offrent au football sud-africain une qualification historique qui pourrait marquer un véritable tournant pour toute une génération.