Cette démarche intervient après des déclarations de l’eurodéputé français Christophe Gomart, qui a dénoncé devant le Parlement européen la dégradation des libertés publiques et l’évolution de la situation sécuritaire sous le régime militaire dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré.
Dans un communiqué, le gouvernement burkinabè a dénoncé des accusations qu’il juge infondées et offensantes. Les autorités affirment avoir convoqué le représentant de l’Union européenne pour exprimer leur désaccord face au contenu de la résolution et aux propos tenus par l’élu européen.
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Adopté à une large majorité, le texte du Parlement européen évoque notamment des inquiétudes concernant les droits humains, la restriction de l’espace civique ainsi que l’influence croissante de la Russie dans le pays. Les députés européens ont également appelé à des enquêtes indépendantes sur des allégations de violations des droits fondamentaux.
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Pour Ouagadougou, cette prise de position traduit une mauvaise appréciation de la réalité nationale et ne tient pas suffisamment compte des défis auxquels le pays est confronté.
Le débat relancé sur la situation sécuritaire
Lors des discussions à Strasbourg, Christophe Gomart a également critiqué le bilan de la transition militaire en matière de sécurité. Selon lui, l’insécurité continue de progresser malgré les changements intervenus depuis le coup d’État de 2022.
Le Burkina Faso reste confronté à des attaques récurrentes menées par des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Ces violences ont provoqué des milliers de morts et entraîné le déplacement de nombreuses populations dans plusieurs régions du pays.
Depuis son arrivée au pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré a engagé une politique de rupture avec plusieurs partenaires occidentaux, notamment la France, tout en renforçant ses alliances avec de nouveaux partenaires internationaux. Cette orientation diplomatique continue d’alimenter les débats au sein de la communauté internationale sur l’évolution politique et sécuritaire du Burkina Faso.
La convocation de l’ambassadeur européen illustre ainsi les tensions persistantes entre Ouagadougou et certaines institutions occidentales, sur fond de divergences concernant la gouvernance, les libertés publiques et la lutte contre le terrorisme.