copyable-text xkrh14z">Une nomination dans un contexte de forte instabilité
Cette décision intervient alors que le Mali traverse une phase de grande incertitude sécuritaire après les offensives lancées les 25 et 26 avril par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al-Qaïda, en alliance avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement rebelle à dominante touareg.
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Les attaques ont visé plusieurs positions stratégiques du pays et mis en difficulté les forces armées maliennes, y compris dans des zones considérées comme des bastions du pouvoir militaire.
Selon plusieurs sources, certaines villes et localités du nord du Mali seraient désormais passées sous le contrôle des groupes armés jihadistes et de leurs alliés.
La mort de Sadio Camara fragilise davantage la junte
Parmi les conséquences les plus marquantes de ces attaques figure la mort du ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, considéré comme l’un des principaux piliers de la junte dirigée par Assimi Goïta.
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Âgé de 47 ans, il aurait été tué à Kati, ville garnison proche de Bamako et symbole du pouvoir militaire malien. Selon une source hospitalière, les attaques auraient causé au moins 23 morts.
Après son décès, Assimi Goïta a décidé d’assurer lui-même les fonctions de ministre de la Défense, cumulant désormais la direction politique du pays et le contrôle du portefeuille militaire.
Des soupçons de complicités internes
Les autorités n’ont pas précisé les raisons exactes du remplacement du général Oumar Diarra. Toutefois, cette réorganisation intervient dans un climat de méfiance au sein même de l’armée.
Le parquet militaire avait annoncé le 1er mai l’interpellation de plusieurs soldats soupçonnés d’avoir joué un rôle dans les attaques du 25 avril.
Selon les investigations menées par la justice militaire, des “éléments solides” laisseraient apparaître des actes de complicité dans la planification, la coordination et l’exécution des offensives contre les positions militaires.
Une armée sous pression face à l’avancée des groupes armés
Cette nouvelle nomination illustre les difficultés croissantes rencontrées par la junte malienne sur le terrain sécuritaire. Depuis plusieurs mois, les autorités militaires affirmaient avoir repris l’initiative contre les groupes jihadistes grâce à une stratégie offensive et à la montée en puissance des forces armées.
Mais les attaques simultanées de fin avril ont mis en évidence les failles persistantes du dispositif sécuritaire malien, notamment dans le nord du pays et autour de Bamako.
La nomination du général Elisé Jean Dao apparaît ainsi comme une tentative de réorganisation du commandement militaire dans un contexte où la pression sécuritaire continue de s’intensifier.
Notre Afrik avec AFP