target="_blank" rel="noopener">l’actualité
Une situation sécuritaire particulièrement tendue
Le Mali traverse une phase critique depuis les offensives coordonnées menées fin avril par des groupes djihadistes et des mouvements armés rebelles dans plusieurs zones du pays.
Des localités du nord auraient changé de contrôle ces derniers jours, tandis que certaines routes menant à Bamako restent perturbées par des menaces et des restrictions de circulation.
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Des compagnies de transport ont suspendu plusieurs liaisons terrestres vers la capitale, invoquant les risques sécuritaires persistants. La prise récente du camp stratégique de Tessalit, dans le nord du pays, a également illustré la pression exercée sur les forces armées maliennes.
Enquêtes internes et climat politique sensible
Le parquet militaire a annoncé l’interpellation de plusieurs soldats à la suite d’enquêtes portant sur de possibles complicités internes lors des attaques du 25 avril.
Les autorités évoquent des soupçons concernant la préparation et la coordination des offensives, avec une implication présumée de certains acteurs civils et militaires. Par ailleurs, la disparition signalée d’un avocat critique envers les autorités de transition a suscité de nouvelles interrogations sur le climat politique dans la capitale.
Un pouvoir davantage centralisé
En prenant personnellement la tête du ministère de la Défense, Assimi Goïta envoie un signal de reprise en main directe de l’appareil sécuritaire.
Cette décision intervient alors que le Mali reste confronté depuis plusieurs années à une crise mêlant insurrection djihadiste, rébellions armées, tensions politiques et fragilité institutionnelle.
Dans l’ensemble, cette nouvelle configuration du pouvoir traduit la volonté des autorités de transition de resserrer le contrôle de l’État face à une dégradation sécuritaire majeure.
Notre Afrik avec AFP