Lors d’une interview télévisée, le président Faye a rappelé que le maintien de son Premier ministre à la tête du gouvernement reposait sur sa confiance. Il a également indiqué qu’un changement pourrait intervenir si cette confiance venait à disparaître.
Ces propos interviennent dans un contexte où des divergences politiques entre les deux figures du
pouvoir sont régulièrement évoquées depuis l’élection présidentielle de 2024.
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Un tandem issu d’une même dynamique politique
Ousmane Sonko, figure majeure de l’opposition sous la présidence de Macky Sall, n’avait pas pu se présenter à l’élection présidentielle de 2024 en raison de sa condamnation judiciaire. Il avait alors soutenu la candidature de Bassirou Diomaye Faye, finalement élu dès le premier tour.
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Leur parti, le Pastef, a ensuite consolidé sa position lors des élections législatives, obtenant une large majorité avec un programme centré sur la rupture politique, la lutte contre la corruption et la souveraineté économique.
Depuis leur arrivée au pouvoir, les deux dirigeants restent associés politiquement, mais plusieurs observateurs notent des différences croissantes dans le style de gouvernance et la gestion du pouvoir.
Le débat sur la personnalisation du leadership
Dans ses déclarations, le président Faye a mis en garde contre une personnalisation excessive du projet politique porté par le Pastef. Il a insisté sur la nécessité de préserver la vision collective du mouvement au-delà des individualités.
Sans citer directement de tensions internes précises, ses propos sont largement interprétés comme une réponse à l’influence importante d’Ousmane Sonko auprès de la base militante et d’une partie de la jeunesse sénégalaise.
Sonko avait lui-même critiqué publiquement, en 2025, ce qu’il considérait comme un manque de leadership au sommet de l’État, alimentant les spéculations sur une rivalité politique interne.
Un enjeu majeur pour la stabilité du pouvoir
Le président dispose constitutionnellement du pouvoir de nommer ou de révoquer le Premier ministre. Toutefois, toute évolution dans la relation entre les deux hommes serait suivie de près en raison de leur poids politique commun et de leur rôle central dans l’alternance de 2024.
Pour de nombreux observateurs, la capacité du tandem à préserver son unité sera déterminante pour la mise en œuvre des réformes promises.
Dans l’ensemble, cette nouvelle séquence confirme l’existence de tensions au sommet de l’État sénégalais, tout en posant la question de l’équilibre futur entre autorité présidentielle et influence partisane.
Notre Afrik avec AFP