Dans un communiqué publié jeudi, les autorités indiquent que les victimes, 11 hommes et trois femmes, ont été tuées lors d’une opération des forces de défense et de sécurité menée en réponse à l’attaque de «terroristes lourdement armés». Le gouvernement évoque une « riposte appropriée et professionnelle » après des tirs nourris contre les militaires.
ainsi que des engins explosifs improvisés ont été saisis à l’issue de l’affrontement.
Une version contestée par une ONG
L’ONG camerounaise Conscience africaine a présenté une lecture différente des faits. Dans un communiqué publié lundi, elle affirme que les victimes étaient en majorité des civils non armés rassemblés lors d’un événement culturel.
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Selon l’organisation, des militaires auraient interrompu la cérémonie avant d’ouvrir le feu de manière indiscriminée. Elle estime que seules quelques victimes seraient liées aux groupes séparatistes.
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Face à ces divergences, l’ONG appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale afin d’établir les responsabilités exactes. Elle plaide également pour un dialogue inclusif afin de trouver une issue durable à la crise anglophone.
Un conflit enraciné depuis 2016
Les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont en proie à un conflit armé depuis la répression des manifestations de 2016 dénonçant la marginalisation politique et institutionnelle des populations anglophones par le pouvoir central.
Depuis, des groupes séparatistes réclament l’indépendance d’un État qu’ils nomment Ambazonie, tandis que les affrontements entre combattants armés et forces gouvernementales se poursuivent.
Le conflit a déjà fait plusieurs milliers de morts et provoqué d’importants déplacements de populations. L’affaire rappelle également le drame de Ngarbuh en 2020, où au moins 21 civils, dont des femmes enceintes et des enfants, avaient été tués. Trois soldats avaient ensuite été condamnés, fait rare dans les dossiers impliquant l’armée.
Dans l’ensemble, ce nouvel épisode souligne la persistance d’une crise sécuritaire majeure dans les régions anglophones camerounaises, malgré les appels répétés au dialogue.
Notre Afrik avec AFP