Selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances a obtenu 94,05 % des suffrages, soit 4 252 347 voix, contre 5,95 % (269 433 voix) pour son principal adversaire, Paul Hounkpè.
Lundi 13 avril, avant même la proclamation officielle, ce dernier a reconnu sa défaite, saluant la dynamique en faveur de Romuald Wadagni et appelant au respect des principes démocratiques.
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Une participation en nette progression
Le scrutin a mobilisé une part significative de l’électorat, avec un taux de participation de 58,75
% sur environ 7,89 millions d’inscrits. Ce niveau est en hausse par rapport aux 50 % enregistrés lors de la présidentielle de 2021 et surtout aux 39 % observés lors des législatives de janvier 2026.
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Dans l’ensemble, le vote s’est déroulé sans incident majeur, malgré quelques tensions signalées dans le nord du pays. Les autorités électorales ont évoqué des tentatives de perturbation rapidement contenues par les forces de sécurité.
Une succession dans la continuité économique
À 49 ans, Romuald Wadagni s’inscrit dans la continuité de l’action de Patrice Talon, dont il a été l’un des principaux artisans sur le plan économique depuis 2016. Il doit officiellement prendre ses fonctions à l’expiration du mandat présidentiel, prévue le 23 mai 2026.
Son projet repose sur la transformation structurelle de l’économie, avec l’ambition de renforcer l’industrialisation, d’accélérer la numérisation et d’améliorer l’intégration régionale du pays.
Entre stabilité politique et défis persistants
Malgré cette victoire écrasante, plusieurs enjeux demeurent. Sur le plan sécuritaire, le nord du pays reste exposé à des incursions de groupes armés en provenance du Sahel. Sur le plan politique, l’ampleur du score soulève des interrogations sur le niveau de compétition électorale et l’ouverture de l’espace démocratique.
La Cour constitutionnelle doit encore valider les résultats définitifs dans un délai de cinq jours, mais l’issue du scrutin ne fait guère de doute.
Avec cette élection, le Bénin ouvre une nouvelle séquence politique marquée par la continuité, mais confrontée à des défis économiques, sécuritaires et institutionnels de plus en plus structurants.