La justice ivoirienne a franchi une étape décisive dans le procès de l’attaque de Kafolo. Lundi, à Abidjan, le ministère public a requis la prison à perpétuité contre cinq hommes accusés d’avoir participé à cet assaut jihadiste qui avait coûté la vie à quatorze soldats ivoiriens en 2020, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire.
comparaissent dans cette affaire. Si cinq accusés sont considérés comme les principaux auteurs, le parquet a également requis des peines de 20 ans d’emprisonnement contre vingt-six autres prévenus, jugés impliqués à des degrés divers.
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Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a insisté sur la «gravité exceptionnelle» de l’attaque, qualifiée d’atteinte directe à la sécurité nationale, survenue au cœur même du territoire ivoirien.
Retour sur une attaque meurtrière
Les faits remontent à la nuit du 10 au 11 juin 2020. Des hommes armés avaient pris pour cible un poste militaire à Kafolo, localité située à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. L’assaut avait fait quatorze morts dans les rangs de l’armée ivoirienne.
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Bien que l’attaque n’ait jamais été revendiquée, elle a été attribuée à des groupes jihadistes opérant depuis le Burkina Faso voisin. Selon les autorités, elle serait intervenue en représailles à l’opération militaire «Comoé», menée conjointement par les forces ivoiriennes et burkinabè pour déloger des combattants installés dans la zone frontalière.
L’hommage aux soldats tombés
À l’audience, l’avocat de l’État ivoirien, Abdoulaye Ben Meité, a rendu hommage aux militaires tués. Il a rappelé que ces soldats n’avaient fait que remplir leur devoir en défendant l’intégrité du territoire national.
De son côté, l’avocat commis d’office des accusés, Mohamed Lamine Koné, a estimé que les réquisitions du parquet s’inscrivent dans le cadre légal, tout en soulignant qu’elles restent sujettes à débat.
Les plaidoiries de la défense doivent se poursuivre le 20 avril, une étape cruciale avant le verdict attendu dans ce procès très suivi.
Notre Afrik avec AFP