L’essentiel des ressources nécessaires vont provenir du secteur privé, appelé à assurer un peu plus de 70 % du financement total, contre environ 30 % supportés par les finances publiques.
Le gouvernement ivoirien a validé mercredi 4 février le Plan national de développement (PND) 2026-2030. Cette enveloppe est évaluée à 114 838,5 milliards de francs CFA. L’objectif affiché est de hisser la Côte d’Ivoire dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.
S’inscrivant dans la continuité de la vision présidentielle d’une Côte d’Ivoire « stable, ambitieuse et solidaire », ce plan quinquennal entend poser les bases d’une transformation profonde et durable. Il est le résultat d’un processus participatif associant l’administration publique, le secteur privé et les organisations de la société civile, traduisant la volonté des autorités de bâtir un modèle de développement inclusif.

Un financement massif porté par le secteur privé
Fait notable, la majorité du financement repose sur les opérateurs économiques privés, qui devront mobiliser plus de 70 % de l’enveloppe globale, tandis que l’État prendra en charge près de 30 %.
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Pour faire face à ses engagements, l’État ivoirien prévoit de lever environ 38 000 milliards de francs CFA, notamment à travers les marchés financiers et l’organisation d’un futur Groupe consultatif. Ces ressources serviront à financer les investissements publics nécessaires à la mise en œuvre des réformes prévues par le plan.
Des réformes structurelles dans 22 secteurs clés
Le PND 2026-2030 s’articule autour de 22 axes stratégiques couvrant des domaines essentiels. Parmi les priorités figurent la transformation structurelle de l’économie afin d’accroître la valeur ajoutée locale, le développement du capital humain, la promotion de l’innovation technologique ainsi que la réduction des inégalités territoriales. La lutte contre le changement climatique occupe également une place centrale dans ce nouveau programme.
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Des perspectives économiques ambitieuses
Le gouvernement anticipe une croissance économique moyenne de 7,2 % sur l’ensemble de la période 2026-2030. L’effort d’investissement devrait également s’intensifier, avec un taux projeté en forte hausse, passant de 25,4 % du PIB en 2026 à 34,5 % à l’horizon 2030, traduisant une volonté claire d’accélérer la modernisation des infrastructures et de l’appareil productif.
Gouvernance, résilience et développement durable
Cette approche vise à permettre au pays de faire face aux incertitudes économiques mondiales et aux tensions géopolitiques, tout en garantissant un développement durable et équitable au bénéfice des populations.








