Conformément aux engagements pris lors de la ratification de la Convention en 2015, le Tchad devient ainsi le 13ᵉ pays membre de l’organisation, sur 55, à accepter cet exercice d’autoévaluation et de transparence institutionnelle.
Le 2 février 2026, une rencontre s’est tenue entre le Conseil consultatif de l’Union africaine contre la corruption et l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC), dans le cadre de l’évaluation de l’application de la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption au Tchad.
Cette mission découle de la décision des autorités tchadiennes de se soumettre volontairement au mécanisme d’évaluation de l’Union africaine, conformément aux engagements pris lors de la ratification de la Convention en 2015. Le Tchad devient ainsi le 13ᵉ pays membre de l’UA, sur 55, à accepter cet exercice d’autoévaluation et de transparence institutionnelle.

La corruption, un défi majeur pour la nation
Prenant la parole à l’ouverture des échanges, le directeur général de l’AILC, Ousmane Abderaman Djougourou, a dressé un tableau sans concession des effets de la corruption, qu’il a qualifiée de «maladie qui tue, détruit et divise un peuple». Il a salué la tenue de cette mission, la première du genre au Tchad menée par le Conseil consultatif de l’Union africaine.
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Le responsable de l’AILC a rappelé que la lutte contre la corruption figure parmi les priorités nationales. Il a notamment mis en avant plusieurs réformes engagées ces dernières années, dont l’autonomisation de la Cour des comptes, le renforcement de l’indépendance opérationnelle de l’AILC et la mise en place d’un numéro vert permettant aux citoyens de signaler des faits de corruption.
Une ouverture aux recommandations de l’Union africaine
Ousmane Abderaman Djougourou a également réaffirmé la volonté des autorités tchadiennes de coopérer pleinement avec la mission d’évaluation. Il s’est dit disposé à intégrer les recommandations qui seront formulées, afin de consolider les dispositifs de prévention et de répression de la corruption, perçue comme un obstacle majeur au développement du pays.
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De son côté, le président du Conseil consultatif de l’Union africaine contre la corruption, Senanu Kwami Edem, a assuré de l’accompagnement de son institution tout au long du processus. Il a rappelé que le Conseil figure parmi les premiers organes continentaux dédiés à l’assistance technique et institutionnelle des États membres dans la lutte contre ce fléau.
Une mission technique pour la suite du processus
Composée de cinq experts, la mission d’évaluation a invité l’AILC à transmettre les documents et rapports nécessaires à la poursuite des travaux. Le Conseil consultatif a, une fois de plus, réaffirmé sa disponibilité à soutenir le Tchad dans ses efforts visant à éradiquer la corruption et à promouvoir une gouvernance plus transparente.








