La participation du magnat nigérian a donné un relief particulier à cette rencontre, en rappelant que l’avenir du continent passe aussi par l’audace d’investir là où tout semble encore à bâtir.
Lorsqu’il s’est levé pour prendre la parole à Bangui, dans le cadre du Caucus africain 2025, Tony Elumelu n’a pas simplement récité un plaidoyer en faveur de l’investissement privé. Il a lancé un appel vibrant à la responsabilité collective africaine : « Nous investissons dans 20 pays sur le continent. Pourquoi pas en Centrafrique ? ». Une question qui, dans un pays où l’accès à l’électricité reste inférieur à 10 % et où moins de 15 % de la population est bancarisée, résonne comme un pari sur l’avenir.

Un soutien affirmé à la Centrafrique
Invité spécial de cette rencontre annuelle des gouverneurs africains du FMI et de la Banque mondiale, le président du conglomérat Heirs Holdings et de la UBA Bank a marqué les esprits. Aux côtés du Président Faustin-Archange Touadéra et du ministre des Finances Hervé Ndoba, Elumelu a salué les efforts de réforme et de stabilisation menés en Centrafrique, tout en appelant les investisseurs africains à regarder plus loin que les défis visibles. « Ce n’est pas le manque d’infrastructures qui doit nous retenir, mais le manque de vision », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité d’investir dans les secteurs structurants tels que l’énergie, la finance, la santé ou l’immobilier.

Ce ton résolument offensif a trouvé un écho favorable dans une Centrafrique en quête de nouveaux récits. « Le Caucus est une opportunité unique pour nous de montrer que notre pays est prêt, qu’il est debout, et qu’il tend la main aux partenaires africains avant tout », a souligné le ministre Hervé Ndoba, qui préside cette édition 2025 du Caucus.
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Une vision panafricaine partagée
D’autres intervenants ont également insisté sur le rôle stratégique que peut jouer Bangui dans les nouvelles dynamiques panafricaines. Le Dr. Hippolyte Fofack, chef économiste d’Afreximbank, a évoqué la nécessité de créer un écosystème financier robuste pour accélérer la transformation économique du continent. Quant à la Centrafricaine Kate Kallot, fondatrice d’Amini AI, elle a rappelé que « les données, la technologie et l’héritage culturel africain doivent marcher ensemble pour bâtir une croissance inclusive ».
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Au-delà des discours, la présence de Tony Elumelu a eu valeur de symbole. Car sa venue ne relève ni du protocole ni du hasard. Elle traduit une confiance naissante envers un pays encore fragile, mais déterminé à écrire sa propre trajectoire. Et si le Caucus 2025 a permis une chose, c’est bien celle-ci : replacer la Centrafrique sur la carte mentale des investisseurs panafricains.
Simon Pierre Etoundi








