L’entreprise canadienne franchit un cap en 2025 avec l’accélération des travaux de construction de la mine d’or de Kiniero en Guinée. Ce qui lui permettra de renforcer sa position sur le marché aurifère ouest-africain.
En mars 2025, Robex a sécurisé une facilité de crédit de 130 millions de dollars auprès de Sprott Resource Lending. Ce financement servira à achever les travaux de Kiniero, un projet clé pour l’entreprise. En parallèle, la société prévoit d’investir entre 245 et 265 millions de dollars canadiens (171 à 185 millions USD) cette année, avec une enveloppe principale de 210 à 225 millions dédiée à la construction et 35 à 40 millions pour les préparatifs du démarrage de la production.

Une fois opérationnelle, la mine Kiniero pourrait produire 34 tonnes d’or sur 9 ans, soit environ 139 000 onces par an. Cette montée en puissance place Robex dans une nouvelle dimension, en lui permettant de dépasser largement les performances de sa mine Nampala au Mali, qui a produit 46 715 onces en 2024.
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Un pari sur un marché aurifère en pleine expansion
L’essor de Kiniero survient dans un contexte favorable pour l’or. Après une progression de près de 30 % en 2024, le prix du métal jaune a franchi en 2025 la barre des 3 000 dollars l’once. Ce dynamisme des cours constitue une opportunité pour Robex, qui pourrait bénéficier de marges plus élevées et d’une rentabilité accrue.
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Ce projet a cependant connu des retards. Initialement prévue pour 2024, la mise en production a été repoussée à 2025. Anciennement exploitée par Semafo avant son abandon en 2014, Kiniero est un enjeu stratégique pour la Guinée. Son redémarrage devrait renforcer la production industrielle d’or du pays et attirer de nouveaux investissements miniers dans la région.