Le procureur a exigé la suspension des droits civiques, pour une durée de dix ans, de ce membre du PPA-CI accusé de tentative de renversement du régime lors de l’attaque d’une caserne en avril 2021.
Le parquet d’Abidjan a demandé ce mercredi 5 février 2025, une peine de vingt ans de prison à l’encontre de Damana Pickass, membre du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) et proche de l’ex-président Laurent Gbagbo. Il est accusé d’avoir joué un rôle dans l’attaque d’une caserne en 2021. En plus de la peine de prison, le procureur a requis une amende de dix millions de Fcfa (environ 15 200 euros) et une privation de droits civiques pour une durée de dix ans contre lui et quatre autres accusés.

Damana Pickass et quatre autres personnes, dont un autre membre du PPA-CI, Ikpo Lagui, sont accusés de tentative de renversement du régime actuel en lien avec l’attaque d’une caserne survenue dans la nuit du 20 au 21 avril 2021. Selon le procureur, un groupe d’individus armés, notamment de kalachnikovs, a attaqué le 2ᵉ bataillon projetable d’Abobo, un quartier d’Abidjan. L’attaque avait fait trois morts parmi les assaillants. Les cinq accusés sont poursuivis pour divers chefs d’accusation, dont l’atteinte à la sûreté de l’État, l’attentat contre l’autorité de l’État et la détention illégale d’armes de guerre.

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Des accusations de procès politique
Le procureur souligne que les accusés sont « des personnes qui n’ont jamais accepté la défaite électorale de 2010 ». Ainsi, il fait référence à la crise post-électorale qui a secoué la Côte d’Ivoire. La crise a fait environ 3 000 morts après la victoire du président Alassane Ouattara sur Laurent Gbagbo. Cette situation reste un sujet sensible dans le pays.
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L’avocat de la défense, Me Sylvain Tapi, dénonce un procès motivé par des raisons politiques. Il affirme que les accusés sont poursuivis en raison de leur affiliation au camp de Laurent Gbagbo. Un autre responsable du PPA-CI, Justin Katinan Koné, dénonce également un « procès politique » à l’approche des élections présidentielles prévues pour cette année. Début 2023, Damana Pickass avait été convoqué pour cette affaire par un juge d’instruction. Une vingtaine de militants venus le soutenir avaient été condamnés à deux ans de prison pour « trouble à l’ordre public », mais leur peine avait été transformée en sursis en appel.
Notre Afrik avec AFP








